Affaire Ferrand : le parquet de Brest n'ouvrira pas d'enquête

Affaire Ferrand : le parquet de Brest n'ouvrira pas d'enquête

Richard Ferrand

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Boursier.com, publié le vendredi 26 mai 2017 à 22h03

L'affaire Ferrand n'aura pas de suites judiciaires, même si elle continue de créer des remous politiques. Le parquet de Brest a ainsi annoncé vendredi qu'il n'ouvrira pas d'enquête sur le ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand. Le parquet a précisé que les faits qui lui sont reprochés par le 'Canard enchaîné' ne constituaient pas une infraction.

Ni le parquet de Brest, ni le PNF, n'ouvrent d'enquête

Le parquet national financier (PNF) avait lui aussi indiqué dès mercredi qu'il ne se saisirait pas non plus de cette affaire.

Dans un communiqué, le procureur de Brest Eric Mathais dit avoir "procédé à une analyse juridique pour déterminer s'il devait se saisir et diligenter une éventuelle enquête". "Au terme de celle-ci", conclut-il, "il apparaît qu'en l'état, aucun des faits relatés n'est susceptible de relever d'une ou plusieurs qualifications pénales permettant d'ouvrir une enquête préliminaire".

Pris dans la tourmente des affaires depuis quelques jours, le ministre de la Cohésion des territoires a aussi reçu vendredi le soutien du Premier ministre Edouard Philippe et du porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner.

Un soutien unanime du gouvernement

Edouard Philippe a déclaré que les élections législatives seront "le juge de paix" pour son ministre de la Cohésion des territoires. "Il n'y a pas de procédure juridictionnelle en cours, il n'y a donc pas une affaire, il y a un débat (...) Et les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie."

De son côté, Christophe Castaner a estimé sur 'France Info' qu'"il y a un débat Ferrand, il n'y a pas une affaire Ferrand". Le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement a ajouté qu'il n'était pas question de démission, considérant que cette affaire "ne relève absolument pas d'une illégalité quelconque".

Alors que le gouvernement, dans son ensemble, est derrière Richard Ferrand, de nombreux opposants ont demandé la démission du ministre, après seulement deux semaines à son poste.

Affaire immobilière controversée

Le 'Canard Enchaîné' a révélé lors de sa dernière publication, mercredi, que Richard Ferrand, tout juste nommé ministre, a notamment confié à son fils un emploi d'assistant parlementaire. Une pratique au coeur de 'l'affaire Fillon'... L'hebdomadaire a également indiqué que lors de son mandat à la tête des Mutuelles de Bretagne, le responsable a loué des locaux à une société civile immobilière, qui s'avérait être celle de sa femme...

A l'annonce de cette parution, Matignon a rapidement réagi et pris la défense du nouveau ministre de la Cohésion Sociale des territoires. "L'honnêteté de Richard Ferrand n'est pas en cause. Personne ne conteste que cette opération a été profitable aux Mutuelles de Bretagne", ont déclaré des sources proches du Premier ministre.

Au micro de 'BFMTV', Richard Ferrand s'est expliqué : "les administrateurs et les administratrices du conseil d'administration, dont je ne fais pas partie, ont retenu la meilleure offre pour les conditions de travail des salariés", concernant l'affaire immobilière suspecte dans laquelle il est cité.

 
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