Après un coup de pouce russe, nouvelle étape critique pour le Venezuela

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 Le président vénézuélien Nicolas Maduro et le président russe Vladimir Poutine, au Kremlin à Moscou, le 4 octobre 2017

Le président vénézuélien Nicolas Maduro et le président russe Vladimir Poutine, au Kremlin à Moscou, le 4 octobre 2017

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© AFP, Yuri KADOBNOV, POOL
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AFP, publié le jeudi 16 novembre 2017 à 10h24

Le Venezuela fait face jeudi à un nouveau rendez-vous critique pour sa dette, au lendemain d'un coup de pouce de la Russie qui ne devrait toutefois offrir qu'un mince répit à ce pays ruiné.

Son fleuron, la compagnie pétrolière d'État PDVSA, risque d'être décrétée en défaut de paiement dans la journée par une instance réunissant des créanciers, l'ISDA, qui se réunit à New York au sujet d'un retard de paiement de 1,161 milliard de dollars.

Il s'agirait d'un avertissement de plus, après que deux grandes agences de notation financière, S&P Global Ratings, plus communément appelée Standard and Poor's, et Fitch, ont déjà constaté un défaut partiel de l'État vénézuélien.

Mis en difficulté par la chute des cours du pétrole, le président Nicolas Maduro n'a d'autre choix que de renégocier une dette extérieure estimée à environ 150 milliards de dollars par certains experts, alors que sa population souffre déjà de graves pénuries d'aliments et de médicaments, faute d'argent pour les importer.

Marquant un premier mais relativement modeste pas dans cette direction, le Venezuela a obtenu mercredi un coup de pouce de la part de la Russie, son deuxième plus important créancier après la Chine.

Une délégation du gouvernement a signé à Moscou un accord rééchelonnant un crédit russe de 3,15 milliards de dollars accordé en 2011.

Cet accord va "satisfaire un ensemble de besoins du peuple vénézuélien" et "marque un renforcement des relations entre les deux pays", s'est félicité Wilmar Castro, ministre de l'Agriculture et vice-président en charge de l'Économie.

- 'Pas de stratégie' -

Le geste de Moscou est pourtant loin de résoudre toutes les difficultés financières de Caracas, qui ne dispose plus que de 9,7 milliards de dollars de réserves et doit rembourser au moins 1,47 milliard d'ici à fin 2017, puis 8 milliards en 2018.

"C'est un répit, mais un mince répit", a commenté auprès de l'AFP l'économiste vénézuélien Orlando Ochoa. "Cela ne change pas le contexte. Cela n'aide ni à stabiliser l'économie ni à augmenter de façon substantielle sa capacité de paiements."

"Le seul fait d'être arrivé à gratter assez d'argent pour payer les obligations ne change pas la situation d'ensemble", a pour sa part estimé Joydeep Mukherjhi, analyste spécialiste de l'Amérique latine de S&P Global Ratings.

Les analystes dans leur ensemble sont pessimistes sur les chances de renégociation avec les créanciers - dont 70% sont Nord-Américains (États-Unis et Canada), selon Caracas -, alors que le gouvernement américain interdit à ses citoyens et banques d'accepter tout accord des autorités vénézuéliennes. 

Le pays, autrefois le plus riche d'Amérique latine, risque de se retrouver coupé des marchés, tout comme PDVSA, et de devoir affronter des poursuites et la saisie d'actifs et filiales à l'étranger.

Il est déjà sous pression de la communauté internationale, qui dénonce la radicalisation du président Maduro. Lundi, l'Union européenne lui a infligé des sanctions, dont un embargo sur les livraisons d'armes.

- Présidentielle avancée? -

"Nous sommes de bons payeurs malgré ce que disent les agences de notation", s'était défendu mardi le ministre de la Communication, Jorge Rodriguez. "On s'en fout, nous allons payer d'un commun accord avec les détenteurs de bons."

Selon les analystes de la société Eurasia, le gouvernement devrait effectivement continuer à rembourser ses échéances dans les prochains mois, mais avec retard, dans l'espoir d'éviter un défaut général - incapacité totale de payer ses dettes - avant le scrutin présidentiel de 2018, qui pourrait être avancé de décembre à mars.

Une inconnue reste la position de la Chine, principal créancier de Caracas, à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de dollars selon les experts. Pékin s'est contenté mercredi d'estimer que le Venezuela avait "la capacité de gérer de façon appropriée" ces difficultés financières.

Outre les emprunts à des États, la dette vénézuélienne est surtout constituée de diverses échéances entre entreprises, dans une relative opacité, dont six milliards de dollars versés en avance par le pétrolier semi-public russe Rosneft à PDVSA et non concernés par l'accord de mercredi.

 
30 commentaires - Après un coup de pouce russe, nouvelle étape critique pour le Venezuela
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    Mafiosi -

    FIN ........

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    Mafiosi -

    Game is over !

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    ppdf -

    Mr MELENCHON,toi qui ne voyait que par le VENEZUELA,tu pourrais peut étre donner un coup de main à ton comparse pour alléger sa dette?..

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    JON-DE-LIONNE -

    puisque ça censure de 'lautre côté .....

    référence à l'article :

    Anticipant un "canon à merde" contre lui, Mélenchon devance des révélations de presse
    Statut : refusé
    Il y a une heure
    le 16 11 2017 à 08 58

    Ne serait point venu le temps d'une moralisation du langage des hommes politiques? On ne peut plus utiliser des mots comme sexe , sexisme, latex, sexué, asexué, Sussex, sexto ou tard d'ailleurs, ... alors et compte tenu de ce grand progrès de l'humanité, ne faudrait envisager de légiférer pour combler ce vide juridique qui laisse encore de la place pour la liberté d'expression de M. Mélenchon ?

    Comment nos sociétés peuvent-elles encore tolérer de devoir supporter des mots comme merde ? pompe à merde, même !
    Il faut contrôler la pensée et orienter vers des idées plus communes, plus douces à accepter, plus doucereusement abrutissantes, plus méchamment douces à entendre.

    Les procureurs de l'audiovisuel ne devraient-ils pas convoquer sur les plateaux et dans les studios des experts du progressisme afin de créer des débats et encore des débats d'expert pour qu'enfin rentre dans la tête des brebis composant le peuple la nécessité d'une évolution progressiste du langage, permettant d'asseoir la suprématie de la médiocrité ?

    La préparation psychologique sur la place médiatique terminée, il serait alors aisé de proposer des textes de lois qui éviteraient de remuer la merde ! Afin l’apaisement, plus un son plus haut que l'autre, plus une parole de prononcer et n'entrant dans le champ lexical imposée? le bonheur enfin revenu sur terre, la joie de vivre balayant même la vie d'avant !

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    Mafiosi -

    va prendre tes cachets dégénéré .......

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    momodesfas -

    Ecoutez le témoignage de Maurice Lemoine sur le sujet !

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    [=pseudo.pseudo] -

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