Assurance-maladie : François Fillon met de l'eau dans son vin

Assurance-maladie : François Fillon met de l'eau dans son vin

François Fillon portrait

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Boursier.com, publié le lundi 12 décembre 2016 à 21h03

François Fillon vient de faire une mise au point sur ses projets de réforme de l'assurance-maladie. Dans une tribune à paraître mardi dans 'Le Figaro', le candidat de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017 a assuré que s'il est élu président, l'assurance-maladie "continuera à couvrir les soins comme aujourd'hui et même, à mieux rembourser des soins qui sont largement à la charge des assurés, comme les soins optiques et dentaires".

Il a reconnu qu'"il y a un effort de pédagogie à faire (...) Mais il n'y aura pas de renoncement sur les grands principes. Il y aura quelques ajustements relativement marginaux", a-t-il ajouté.

"Pas de privatisation de l'assurance-maladie"

"Au lieu de regarder les faits, mes détracteurs me soupçonnent de vouloir 'privatiser' l'assurance-maladie et diminuer les remboursements. C'est évidemment faux !", a-t-il poursuivi.

François Fillon doit rencontrer mardi les députés Les Républicains, qui sont eux aussi mal à l'aise face à ses annonces : lors du débat d'entre-deux tours de la primaire de droite, il avait affirmé vouloir transférer une partie de la couverture de la Sécurité sociale aux assurances et mutuelles.

L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy avait ainsi indiqué vouloir focaliser "l'assurance-maladie notamment sur les affections graves ou de longue durée, et l'assurance-privée sur le reste", ce qui lui a valu d'être accusé par la gauche et la Front national de vouloir "casser la Sécurité sociale". Au sein de sa propre famille politique, le projet a aussi été jugé brutal et mal expliqué...

"Les réformes se feront dans la concertation avec tous les acteurs"...

Dans son programme de candidature à la primaire, François Fillon évoquait une "redéfinition" des rôles respectifs de l'assurance maladie obligatoire de base et des complémentaires (assurances privées, mutuelles). L'Assurance-maladie se concentrerait sur un panier de soins "solidaire" et sur les affections graves et de longue durée (ALD), tandis que les mutuelles financeraient un panier de soins "individuel" pour les affections courantes.

Dans 'Le Figaro', François Fillon n'a pas clarifié précisément ces questions, mais a promis que les futures réformes "se feront dans la concertation avec tous les acteurs"... Il a réaffirmé le principe d' "universalité" de l'assurance-maladie "obligatoire, universelle, pilier de la solidarité" et qui doit "rester le pivot dans le parcours de soins". Pour autant, a-t-il répété, il faut "assurer l'équilibre financier" et donc "réformer" la Sécu pour "sauver le système". Il a par ailleurs confirmé qu'il était pour l'abandon de la généralisation du tiers payant chez les médecins généralistes.

La Cour des comptes suggérait de restreindre le panier de soins de la Sécu

En 2015, l'assurance maladie a pris en charge 77% des dépenses de santé, une part en hausse en raison notamment de l'augmentation des ALD (cancers, hypertension...) qui représentaient l'an dernier plus de 16% de la population contre 11% en 1999.

Face à cette évolution, un rapport de la Cour des comptes publié en septembre suggérait de restreindre le panier de soins de l'assurance maladie afin de réorienter ses financements sur les traitements les plus essentiels et les plus novateurs.

 
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