Attentats : Juncker prêt à laisser à Paris un traitement spécial sur le déficit

Attentats : Juncker prêt à laisser à Paris un traitement spécial sur le déficit©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mercredi 18 novembre 2015 à 18h15

Les dépenses de la France pour renforcer sa sécurité après les attentats de Paris devraient bénéficier d'un traitement spécial, estime mercredi Jean-Claude Juncker. "Nous sommes confrontés à des actes de terrorisme graves. La France, comme d'autres pays, doit pouvoir disposer de moyens supplémentaires. Je pense que ces moyens supplémentaires ne devraient pas être traités comme des dépenses ordinaires dans le cadre (des règles budgétaires) du Pacte de stabilité", a déclaré le président de la Commission européenne lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Le président français François Hollande a annoncé lundi une hausse des dépenses liées à la sécurité en déclarant que "le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité." Interrogé sur France Inter lundi, le Premier ministre Manuel Valls avait déclaré : "Nous devons l'assumer et l'Europe doit le comprendre, il est temps aussi que l'Union européenne, que la Commission comprenne aujourd'hui que c'est un combat qui concerne la France mais qui concerne aussi l'Europe.

Des exceptions

Selon la réglementation européenne, les dépenses extraordinaires peuvent être exceptionnellement exemptées des règles budgétaires. Ces dernières limitent les déficits budgétaires à 3% du PIB et exigent une réduction des déficits structurels d'un demi-point de pourcentage du PIB par an jusqu'à l'arrivée à l'équilibre budgétaire.

François Hollande a annoncé la création de 8.500 postes dans les administrations de l'Etat, afin de mieux combattre le risque terroriste, après les attentats qui ont frappé Paris vendredi soir ?D'une part, 5.000 emplois vont être créés en deux ans dans la police et la gendarmerie, ce qui portera le total des créations d'emplois de sécurité à 10.000 sur le quinquennat, a déclaré le président de la République. En outre, 2.500 postes seront créés dans l'administration pénitentiaire et les services juridiques, ainsi que 1.000 dans les douanes, pour contrôler les frontières. Enfin, le chef de l'Etat, également chef des armées, a annoncé l'interruption de toute nouvelle réduction des effectifs de la Défense nationale d'ici à 2019.

 
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