Automobile: Great Wall Motor, l'expert chinois des 4x4 urbains

Automobile: Great Wall Motor, l'expert chinois des 4x4 urbains

Présentation d'un modèle de Great Wall Motor au salon automobile de Shanghai le 19 avril 2011

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AFP, publié le lundi 21 août 2017 à 18h16

Septième constructeur de Chine, Great Wall Motor est un spécialiste des 4x4 urbains, très prisés sur le premier marché automobile mondial, et s'efforce de monter en gamme sur ce créneau, ce qui pourrait expliquer son intérêt pour la marque Jeep de FCA.

Great Wall Motor a confirmé lundi avoir des vues sur le groupe italo-américain Fiat Chrysler (FCA) mais, selon le site spécialisé Automotive News, il ne convoiterait que la filiale de véhicules tout-terrain Jeep, propriété de FCA.

Sur un marché automobile chinois très concurrentiel et extrêmement disputé, Great Wall n'arrive qu'en septième position: il n'en a pas moins écoulé 1,07 million de véhicules l'an dernier dans le pays, un chiffre en hausse de 26% sur un an.

Fondé en 1984 et basé dans la province du Hebei (nord), proche de Pékin, le groupe s'est taillé une réputation dans les SUV (4x4 urbains), dont il est devenu le premier fabricant en Chine. Les SUV représentent désormais les 4/5 de sa production.

Ces modèles au chassis imposant sont très prisés des conducteurs chinois, soucieux de se sentir en sécurité: selon la fédération professionnelle nationale CAAM, les ventes de SUV toutes marques confondues se sont envolées de 45% l'an dernier en Chine, à 9,05 millions d'unités.

Or c'est sur ce créneau que les marques 100% chinoises, à l'image de celles de Great Wall, montent en puissance: elles ont accaparé environ 60% des ventes de SUV dans le pays en 2016.

- Ambitions à l'international -

Great Wall profite pleinement de cet essor, avec un bond de 29,7% de son chiffre d'affaires l'an dernier, à 98,6 milliards de yuans (12,6 milliards d'euros).

Mais le groupe pâtit d'une concurrence acérée qui tend à grignoter les marges des constructeurs: selon des estimations d'analystes sondés par Bloomberg, il pourrait avoir enregistré un plongeon de presque 80% de son bénéfice net au deuxième trimestre 2017.

Dans ces conditions, Great Wall vise ouvertement une montée en gamme vers des véhicules plus chers et plus rentables: une ambition que pourrait favoriser un éventuel rachat de Jeep, marque premium réputée pour sa qualité et implantée en Chine de longue date.

Le durcissement réglementaire engagé par les autorités chinoises, qui entendent restreindre les véhicules gourmands en carburants et à fortes émissions polluantes, pourrait également accroître la pression sur le groupe.

Great Wall Motor, à l'instar d'autres groupes chinois, affiche ses ambitions à l'international, même si sa présence à l'étranger reste confidentielles: à peine 17.400 unités écoulées en 2016, principalement en Russie, en Afrique du sud ou encore en Bulgarie.

Le groupe avait justement inauguré en 2012 en Bulgarie sa première usine d'assemblage en Europe, destinée à produire 4.000 automobiles par an.

Mais l'aventure a tourné au fiasco: le chinois a limité sa participation à la fourniture de technologies, tandis qu'un partenaire local se chargeait de l'investissement. L'usine fait l'objet depuis début 2017 d'une procédure de faillite.

En revanche, WEY, la marque de SUV haut de gamme développée par Great Wall, sera en vedette en septembre au salon de l'automobile de Francfort.

Concernant le continent américain, la directrice générale de Great Wall, Wang Fengying, avait indiqué en mars vouloir accélérer les projets d'implantation du groupe aux Etats-Unis.

Le constructeur, qui possède déjà un centre de recherche en Californie, ambitionne d'y commercialiser d'ici 2020 des versions de son SUV Haval et réfléchit à la possibilité d'y établir une usine, avait indiqué Mme Wang dans un entretien à l'agence Bloomberg.

 
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