Brexit : Cameron souhaite des relations les plus étroites possibles avec l'UE

Brexit : Cameron souhaite des relations les plus étroites possibles avec l'UE

David Cameron PM grande bretagne

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Boursier.com, publié le mardi 28 juin 2016 à 15h57

Quatre jours après l'annonce du vote en faveur du "Brexit", le Premier ministre britannique David Cameron est mardi à Bruxelles, où les Etats membres se réunissent pendant deux jours afin de faire le point sur la situation. A son arrivée pour cette première journée de Conseil européen, le dirigeant a déclaré vouloir que le Royaume-Uni conserve les relations les plus étroites possibles avec l'UE.

"La Grande-Bretagne quittera l'Union européenne, mais je souhaite que le processus qui y mène soit aussi constructif que possible ; j'espère aussi que l'issue pourra être elle aussi constructive que possible", a-t-il dit avant ce sommet, qui sera dominé par la question de la sortie du pays de l'UE.

"Quitter cette famille"

"En quittant l'Union européenne, nous ne devons pas tourner le dos à l'Europe. Ces pays sont nos voisins, nos amis, nos alliés, nos partenaires. Et j'espère fortement que nous conserverons les relations les plus étroites possibles en termes de commerce, de coopération et de sécurité, parce que c'est bon pour nous comme pour eux", a-t-il ajouté.

Les réactions des responsables politiques s'enchaînent à un rythme soutenu, alors que la note de la dette britannique a ainsi été réduite de deux crans par S&P, de "AAA" à "AA", avec à la clef une perspective négative (signifiant que la menace d'une nouvelle dégradation existe). La chancelière allemande Angela Merkel a estimé que la Grande-Bretagne ne pourrait pas faire son marché et choisir uniquement ce qui l'intéresse dans l'Union européenne lors des négociations sur sa sortie du bloc communautaire. "Celui qui veut quitter cette famille ne peut s'attendre à échapper à ses responsabilités tout en conservant ses privilèges", a-t-elle expliqué face au Bundestag, avant de se rendre à Bruxelles.

Obama dénonce une "hystérie"

Une fois que Londres aura enclenché la procédure prévue par l'article 50 du traité de Lisbonne, s'ouvrira une période de négociations de deux ans pour mettre en place ce Brexit. De son côté, la France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a une nouvelle fois plaidé mardi pour un processus de sortie rapide. Les négociations devront s'ouvrir "le plus vite possible parce que c'est un intérêt commun, parce que toute période qui perdurerait d'incertitude serait gravement préjudiciable, aussi bien aux Britanniques, au Royaume-Uni dans sa cohérence, mais aussi à tous les Européens", a déclaré Jean-Marc Ayrault.

De l'autre côté de l'Atlantique, Barack Obama a lancé mardi un avertissement contre ce qu'il considère comme une réaction financière et diplomatique disproportionnée après la victoire des partisans du "out" lors du référendum. "Il y a un peu d'hystérie post-Brexit, un peu comme si l'Otan n'existait plus, l'Alliance atlantique était dissoute et chaque pays se repliait sur lui-même. Ce n'est pas ce qui se passe", a-t-il déclaré au micro de la Radio publique nationale.

 
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