Brexit : la crainte d'un "hard Brexit" agite les entreprises britanniques

Brexit : la crainte d'un "hard Brexit" agite les entreprises britanniques©Boursier.com
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Boursier.com, publié le lundi 06 novembre 2017 à 20h45

Les patrons britanniques ont demandé lundi à la Première ministre Theresa May des éclaircissements sur la mise en place et le fonctionnement du Brexit. Pour l'instant, ils n'ont pas obtenu de précisions, même si Londres a réitéré sa volonté de trouver un accord de transition le plus rapidement possible avec l'Union européenne.

Dans un discours devant la Confédération de l'industrie britannique (CBI), Theresa May a dit qu'elle espérait qu'une "période de mise en place" ou de "transition" permettra le maintien des relations commerciales actuelles avec l'UE pendant encore environ deux ans après le Brexit.

Les entreprises élaborent des plans d'urgence

Jusqu'à présent, les négociations sur les futures relations commerciales entre Londres et les Vingt-Sept n'ont pourtant pas progressé, faisant craindre un exode des sociétés multinationales si aucun accord n'est trouvé. Le Royaume-Uni doit quitter l'UE en mars 2019 , deux ans après avoir déclenché le processus en activant l'article 50 du traité européen de Lisbonne. Mais les milieux d'affaires exigent d'obtenir des garanties début 2018, faute de quoi elles seraient contraintes de mettre en place des plans d'urgence pour se préparer à une sortie sans accord.

"Nous sommes à seulement 508 jours du Brexit mais pour de nombreuses entreprises les réveils sont réglés bien avant cela. Ils sont réglés sur l'heure où ces entreprises devront appliquer leurs plans de secours", a ainsi affirmé le président de la CBI, Paul Drechsler. Il a critiqué la stratégie changeante du gouvernement, "avec un nouvel épisode chaque semaine", et a souligné les divisions au sein de la société britannique.

Près de deux sociétés britanniques sur trois ont prévu de mettre en place des plans d'urgence si aucun accord de transition n'est conclu d'ici à mars 2018 entre Londres et Bruxelles, selon un sondage réalisé par la CBI.

50 banques ont approché la BCE pour transférer leurs activités

Dans le secteur bancaire notamment, la question cruciale est de savoir si le "passeport européen" qui permet aux banques basées à Londres de travailler dans toute l'UE, sera ou non maintenu après le Brexit. Lundi, Danièle Nouy, chargée de la supervision bancaire au sein de la BCE, a indiqué que près de 50 banques ont approché les autorités de supervision de la zone euro pour des informations sur la façon de transférer des opérations hors du Royaume-Uni après le Brexit...

Mme Nouy a précisé, à l'occasion d'une réunion de l'Eurogroupe, que plusieurs grandes banques qui opèrent dans la zone euro depuis Londres avançaient dans leurs plans de secours et que quelques-unes d'entre elles avaient déjà demandé des licences en zone euro.

 
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