"Chemise arrachée": la justice confirme le licenciement d'un délégué syndical d'Air France

Vincent Martinez (c), ex-délégué syndical CGT d'Air France, le 30 novembre 2016 à Bobigny près de Paris

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AFP, publié le mercredi 14 juin 2017 à 23h05

Le tribunal administratif de Montreuil a confirmé mercredi le licenciement de Vincent Martinez, ex-délégué syndical CGT d'Air France condamné pour avoir participé à l'agression d'un des cadres dirigeants de la compagnie dans l'épisode dit de la "chemise arrachée" en 2015.

Employé en qualité de magasinier, Vincent Martinez avait été licencié par la compagnie qui l'accusait d'avoir pris part à l'agression de l'ancien Directeur des ressources humaines (DRH) et de deux vigiles le 5 octobre 2015 à l'occasion d'une manifestation organisée au siège d'Air France lors d'un CCE.

Mais, en janvier 2016, l'Inspection du travail avait refusé son licenciement pour faute lourde, estimant "qu'il n'y avait aucune preuve matérielle de l'implication directe du délégué CGT". 

Puis, en août 2016, le ministère du Travail avait invalidé cette décision en autorisant le licenciement du délégué syndical. 

M. Martinez avait alors saisi la justice administrative pour en demander l'annulation. Entretemps, il a été condamné en septembre 2016 à trois mois de prison avec sursis pour l'affaire de la "chemise arrachée". 

Se fondant notamment sur l'examen de la vidéo des événements du 5 octobre 2015, le tribunal a relevé qu'il "s'était livré délibérément à un acte de violence en poussant l'agent de sécurité qui protégeait la fuite d'un des cadres de la société victime d'agressions physiques perpétrées à son encontre par les manifestants, jusqu'à le bousculer et le faire tomber, entrainant la chute des deux autres personnes qui s'enfuyaient", selon le jugement consulté par l'AFP mercredi. 

Dans ces circonstances, le tribunal a jugé que cet acte constituait "une faute d'une gravité suffisante de nature à justifier son licenciement disciplinaire" et a ainsi confirmé la décision du ministre du Travail.

L'avocate de M. Martinez, Me Lilia Mhissen, n'était pas joignable dans l'immédiat pour commenter cette décision. 

 
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