Crèmes solaires pour enfants : l'UFC porte plainte contre cinq fabricants

Crèmes solaires pour enfants : l'UFC porte plainte contre cinq fabricants©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 05 juillet 2016 à 14h40

Les grandes vacances démarrent ce mardi soir pour les écoliers français. Ils troqueront les bancs des classes pour les bords de mer, en veillant à ne pas oublier leur crème solaire. Attention toutefois à faire le bon choix. L'UFC Que Choisir vient en effet de publier une enquête qui met à mal un certain nombre de fabricants.

Dépôt de plainte

L'association a d'ailleurs décidé de porter plainte contre cinq d'entre-eux ( Clarins, Bioderma, Biosolis, Alga Maris et Lovéa) pour "pratiques commerciales trompeuses". "Au vu de la très faible protection aux UVA constatée sur près d'un tiers des produits testés, l'association alerte les parents sur les risques induits du fait de mentions laissant croire à une pleine protection de l'enfant", peut-on lire dans un communiqué posté sur le site de l'association.

Des produits peu recommandables

Au total, l'UFC a testé 17 produits d'indices élevés (50 et 50+). Résultat: "le 'lait solaire spécial enfant' de Clarins est le plus mal noté de notre test et écope, au côté du spray solaire 'Photoderm kid' de Bioderma, de la recommandation peu enviable 'Ne pas acheter'", détaille l'association. Si toutes les crèmes protègent suffisamment contre les UVB - responsables des "coups de soleil" - "cinq d'entre eux n'offrent pas -et de loin- la protection minimale contre les UVA requise par les experts français et les autorités européennes", regrette l'association. Ces UVA sont pourtant les principaux responsables du vieillissement cutané de la peau et impliqués comme les UVB dans les cancers de la peau.

L'UFC Que Choisir pointe en particulier du doigt les produits "bio" qui ne tiennent pas leurs promesses. "Sur les 5 produits testés, 2 offrent une protection à peine correcte et 3 une protection très insuffisante", déplore-t-elle. Au-delà de l'aspect sanitaire, l'association note que ces crèmes ne respectent pas plus l'environnement. "Alors que l'on connait depuis longtemps la toxicité sur la flore marine des filtres solaires utilisés dans les crèmes solaires conventionnelles, certaines études montrent un impact tout aussi néfaste des filtres utilisés dans le bio", note-t-elle.

Réponse de Bioderma et démenti de Lovea

Interpellée par une consommatrice sur sa page Facebook, Bioderma répond que le test a été réalisé "in-vitro". Mené en laboratoire, il "reproduit artificiellement les conditions de rayonnement solaire et leur impact selon une méthode alternative théorique réalisée en laboratoire". Cette méthode ne prendrait donc pas en compte "les conditions d'utilisation réelle du produit solaire". Bioderma assure que les tests menés "in-vivo", c'est à dire sur des sujets humains, plus contraignants et respectant la réglementation européenne ont été réalisés avec succès.

L'UFC Que Choisir précise en effet que, pour les UVB, la  protection est mesurée selon la méthode "in vivo détaillée dans la norme internationale ISO 24444". En revanche, pour les UVA, il s'agit de la méthode "in vitro décrite dans l'ISO 2444".

De son côté, Lovea a annoncé porter plainte contre l'association de consommateurs pour diffamation. "Notre produit est tout à fait conforme à la réglementation européenne. Tous les tests sont réalisés par un laboratoire indépendant garantissant des résultats objectifs et conformes à la réglementation", assure la société.

 
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