Des élus régionaux montent au créneau contre les Ouibus de la SNCF

Des élus régionaux montent au créneau contre les Ouibus de la SNCF©Boursier.com
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Boursier.com, publié le jeudi 10 septembre 2015 à 11h22

La SNCF passe aux bus "low-cost", mais irrite les élus régionaux. La compagnie a dévoilé la semaine dernière sa nouvelle gamme de voyages longue distance, repositionnée sous la marque OUI, et qu'elle a présentée comme "moins chère et plus digitale". Ainsi, la filiale d'autocars iDBUS sera rebaptisée Ouibus et surtout, sa flotte sera triplée pour accompagner la libéralisation du trafic inter-cités par autocar, l'un des points forts de la loi Macron.

Mais cette réforme n'est pas du goût de Jacques Auxiette, le président de la région Pays-de-la-Loire. "Plutôt que de rechercher la performance économique et industrielle sur son activité ferroviaire, la SNCF se lance dans une aventure hasardeuse où elle se trouvera en rude concurrence avec d'autres opérateurs", dénonce le socialiste, qui est aussi en charge du transport pour l'Association des régions de France, sur son blog. "Mais, il faut que la SNCF sache, et je m'y emploie dès aujourd'hui, que cela ne se fera pas avec l'aide des subventionnements régionaux. Elle devra assumer la totalité du manque à gagner financier pour les TER régionaux".

Tarifs bas

Jacques Auxiette cite l'exemple des Pays-de-la-Loire, où deux lignes TER majeures sont directement impactées par les bus et les TGV "low-cost" : Nantes/Le Mans (près de 3,7 millions de voyages par an et Le Mans/Rennes (1,1 million de voyages par an). L'élu estime que ce nouveau service "se fait indirectement avec l'aide de la Région qui prend en charge une lourde part du risque commercial subi par les TER, selon les termes de la convention TER (40%)". Et il s'interroge : "est-ce la contribution annuelle des Régions qui permet (à la SNCF) d'envisager des tarifs aussi bas, en dehors de toute réalité économique ?".

Selon la SNCF, la compagnie Ouibus, elle va "tripler sa flotte, doubler sa taille et son offre en 2016 pour proposer 4 millions de voyages à partir de 5 euros avec 130 liaisons vers 46 destinations". Elle ne manquera pas de concurrents, qui ont déjà présenté leurs offres pendant l'été : Isilines (Transdev), Megabus (filiale du britannique Stagecoach), Flixbus (le groupe allemand qui fédère des autocaristes indépendants), ou encore le français Starshipper.

 
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