Education nationale : gare à la précipitation, préviennent les enseignants

Education nationale : gare à la précipitation, préviennent les enseignants

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Boursier.com, publié le jeudi 18 mai 2017 à 14h28

Les syndicats d'enseignants appelle le nouveau ministre de l'Education nationale et ancien directeur général de l'Essec, Jean-Michel Blanquer, à ne pas confondre "détermination avec précipitation", alors que la rentrée 2017-2018 s'organise déjà.

Parmi les mesures phare proposées par Emmanuel Macron, figure celle de limiter à 12 élèves par enseignant, la taille des 12.000 classes de CP et de CE1 en zone prioritaire (REP+). "Nous réussirons en réorientant entre 6.000 postes à 10.000 postes des 60.000 postes créés au cours du quinquennat (précédent)", peut-on lire dans le programme du Président.

Maintien du dispositif "Plus de maîtres que de classes"

En outre, le secrétaire général du syndicat Se-Unsa, Stéphane Crochet, craint en parallèle, la suppression du dispositif "Plus de maîtres que de classes" qui "se déploie à peine" et commence à porter ses fruits. "Il n'est pas acceptable d'opposer la réduction de la taille des classes de CP et de CE1 au maintien du dispositif "plus de maîtres que de classes", ajoute le Snuipp-FSU, dans un courrier adressé au ministre.

Mis en place sous François Hollande, la mesure "vise à renforcer l'encadrement des élèves dans les zones les plus fragiles en prévenant la difficulté scolaire et en permettant de nouvelles organisations pédagogiques au sein même de la classe", grâce à l'affectation d'un enseignant supplémentaire.

Mettre à plat la réforme des rythmes scolaires

Emmanuel Macron souhaite également donner plus d'autonomie aux écoles primaires, en laissant au communes "le soin d'organiser le temps périscolaire sans contrainte". Ces "TAP"  ont été mis en place, en parallèle de la réforme des rythmes scolaires - temps de classe étalé sur 9 demi-journées - en 2014, mais avait suscité de vives réactions de la part de certaines communes.

Le Snuipp-FSU reconnaît l'échec de la réforme et appel à une réelle remise à plat du dispositif. Pour autant, en donnant "carte blanche" aux collectivités, le syndicat craint une accentuation de "son caractère inégalitaire". Le sujet ne doit donc pas être traité "à la va-vite", ajoute Se-Unsa.

Avant de prendre toute décision, le monde enseignant demande à y être étroitement associée, et ce, afin de préparer au mieux l'avenir...

 
1 commentaire - Education nationale : gare à la précipitation, préviennent les enseignants
  • BAHACEPOINT -

    " le monde enseignant demande à être associé au projet" ,c'est bien ,vous allez avoir bientôt deux mois, de vacances payées pour y réfléchir sans nuire aux cours .

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