Emmanuel Macron promet une "cellule de crise" pour GM&S

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Boursier.com, publié le samedi 10 juin 2017 à 00h28

Les syndicats de GM&S ont été reçus comme promis, vendredi, par Emmanuel Macron, en déplacement en Haute-Vienne. A l'issue de cette réunion, qui s'est tenue  à la sous-préfecture de Bellac, le chef de l'Etat s'est engagé à mettre en place "une cellule de crise à l'Elysée", qui va "travailler activement à organiser les conditions de la reprise" de l'équipementier automobile creusois, a annoncé Vincent Labrousse, délégué CGT de GM&S.

Nouvelle réunion prévue vendredi 16 juin à Bercy

Cette cellule de crise est "d'ores et déjà opérationnelle", a précisé le syndicaliste à des journalistes et des salariés présents sur place. Il a aussi été convenu d'une rencontre vendredi prochain à Bercy avec le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, les constructeurs automobiles (clients de GM&S), et des représentants des 277 salariés, pour faire un point sur le dossier, a-t-il ajouté.

Pour l'instant, aucune offre de reprise de l'entreprise creusoise n'a été déposée à la date du 7 juin, fixée par le tribunal de commerce de Poitiers. Ce dernier a donc décidé d'accorder un nouveau délai pour le dépôt des offres de reprise, désormais fixé au 20 juin...

Renault et PSA Groupe à la rescousse à court terme

En redressement judiciaire depuis le 2 décembre dernier, GM&S a bénéficié mi-mai d'une intervention du nouveau ministre de l'Economie. Bruno Le Maire a ainsi reçu les syndicats le 19 mai, puis a convaincu les deux principaux clients de l'entreprise, Renault et PSA Groupe, d'augmenter leurs commandes afin de donner une bouffée d'oxygène à leur sous-traitant, dans l'attente de trouver une solution de plus long terme.

La déception est d'autant plus grande pour les salariés, que plusieurs noms de repreneurs potentiels ont circulé ces dernières semaines. Surnommée "La Sout'", l'usine GM&S de La Souterraine est le deuxième employeur privé de la Creuse...

Le stéphanois GMD se fait prier pour déposer une offre ferme

Parmi les repreneurs potentiels, l'équipementier GMD, qui dispose d'un effectif de 3.700 salariés dans le monde pour un chiffre d'affaires de 650 millions d'euros, a envoyé un e-mail mercredi soir confirmant son intérêt, mais sans présenter d'une offre ferme.

Le groupe stéphanois propose de reprendre 110 salariés, un chiffre qui pourrait être portée à 130, mais il demande un accord des salariés sur ses conditions avant de déposer son offre.

Les autres acteurs évoqués auparavant, comme l'homme d'affaires Jean-Jacques Frey ou l'italien Magnetto, n'ont pas donné suite officiellement, même s'ils seraient toujours en train d'étudier ce dossier complexe.

Continuité de l'exploitation

Après sa première rencontre, le 19 mai dernier, avec les syndicats de GM&S, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, était intervenu auprès de Renault et de PSA, les principaux clients du groupe, pour obtenir des commandes supplémentaires. PSA s'est ainsi engagé à augmenter ses commandes de 10 à 12 millions d'euros et Renault à les doubler pour les porter de 5 à 10 ME.

Ces engagements permettront d'atteindre un niveau de chiffre d'affaires sur 2017 proche de 25 millions d'euros, et rendent possible la continuité de l'exploitation à court terme, en attendant un plan de reprise viable à long terme, qui devra passer par des mesures d'amélioration de la compétitivité de l'entreprise.

 
32 commentaires - Emmanuel Macron promet une "cellule de crise" pour GM&S
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    flor13 -

    C'est facile de promettre, on l'a vu avec les deux précédentes entreprises....

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    pappypat -

    Le problème de GM&S est très sérieux une entreprise privé certes, des syndicats irresponsable comme trop souvent mais aussi des patrons voyous Mr Macron aurait tort de prendre ce problème à la légère, l' état doit faire un audit sérieux, des fonds publics ont été détourné de leur destination quand on fouille un peu on arrive a des sommes pharaonique et l' affaire Fillon de la broutille à coté, Renault et Peugeot on aussi leur part de responsabilité deux entreprises dans lesquelles l' état a des billes N' en déplaise a Mr Gattaz et à certains syndicat mais il en vas de votre crédibilité aux yeux des Français

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    logisman -

    Franchement pensez vous qu'un industriel va investir dans une usine ou on a vu les salariés qui détruisent leur outils de production.
    Merci au syndicat pour cette erreur de communication

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    racinechiendent -

    bien résumé

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    valvero -

    Comme Hollande à Florange !!!!!!!! Ils l'ont dans le???

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    FREE01 -

    A tous les donneurs de leçons

    Qui aurait envie d'investir dans cette entreprise ?? qui se résume à des syndicalistes CGT prêts à tout pour se faire entendre y compris d'incendier l'outil de travail, des coûts de production hors marché pour Renault et Peugeot, etc....

    Comme disait Jospin, l'Etat ne peut pas tout. Mais si les donneurs de leçons sont prêts à y mettre leurs économies personnelles, pourquoi pas!

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    luciditas -

    Très juste remarque; C'est une entreprise de plus, derrière de nombreuses autres, qui meurt sous les coup du "syndicalisme à la française" et de l'incapacité de l'Etat à protéger et promouvoir son industrie.

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