Entraînée par le pétrole, la Bourse de Paris finit en hausse

Entraînée par le pétrole, la Bourse de Paris finit en hausse

La Bourse de Paris a fini en hausse

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AFP, publié le jeudi 22 juin 2017 à 18h19

Rivée aux évolutions des prix du pétrole depuis trois jours, la Bourse de Paris a profité jeudi du petit rebond des cours du brut pour se hisser modestement dans le vert (+0,15%).

L'indice CAC 40 a pris 7,67 points à 5.281,93 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,3 milliards d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,37%.

La cote parisienne a passé l'essentiel de la séance en recul, toujours fragilisée par la faiblesse du pétrole, mais la remontée des cours en fin de séance, a permis à l'indice de se hisser juste au-dessus de l'équilibre.

"Le marché est balloté au gré des prix du pétrole qui constituent le noeud du problème depuis quelques jours", a observé auprès de l'AFP Françoise Rochette, responsable de l'allocation d'actifs chez Mandarine Gestion.

"La baisse des cours du brut a fait souffrir plusieurs pans de la cote parisienne, à commencer par le secteur de l'énergie, tandis que leur remontée en fin de séance" a aidé à l'inverse la place à se reprendre un peu, a-t-elle développé.

"Le secteur financier a également été affecté" par ces variations, a-t-elle ajouté.

La faiblesse de prix du pétrole a en effet conduit les investisseurs à anticiper une remontée moins rapide que prévu de l'inflation et par ricochet de la normalisation monétaire menée par les banques centrales, pesant du même coup sur les valeurs bancaires. Une pression qui s'est allégée en fin de journée.

Les cours du brut ont repris des couleurs jeudi après avoir de nouveau dégringolé la veille à des plus bas en plus de sept mois, plombés par la surabondance de l'offre, même si la remontée reste fragile pour le moment.

- "Ventre mou" -

L'attention portée au secteur énergétique a pris d'autant plus d'ampleur que la séance comptait peu d'indicateurs majeurs, à part outre-Atlantique. Les demandes hebdomadaires d'allocations chômage y ont augmenté plus que prévu, tandis que l'indice composite des principaux indicateurs a poursuivi sa modeste hausse en mai.

"Le marché parisien est dans un ventre mou, il attend de nouveaux catalyseurs et notamment les indicateurs macroéconomiques et les résultats d'entreprises du 2e trimestre, qui devraient être positifs. Dans l'intervalle, il suit le pétrole", a souligné Mme Rochette.

Du côté des valeurs, celles liées au pétrole ont fini la séance bien mieux qu'elles ne l'avaient commencé, à l'image de TechnipFMC qui a gagné 1,54% à 24,11 euros ou Vallourec 4,14% à 5,56 euros.

Le secteur bancaire a réduit ses pertes sans toutefois réussir à revenir dans le vert. BNP Paribas a reflué de 0,34% à 61,93 euros, Société Générale de 0,19% à 46,38 euros et Crédit agricole de 0,43% à 13,87 euros.

Les valeurs pharmaceutiques ont profité pour leur part du rebond de leurs homologues américaines alors qu'une nouvelle mouture de la loi de réforme du système de santé doit être présentée ce jeudi aux États-Unis. 

Sanofi a ainsi progressé de 1,48% à 87,84 euros, tout comme Innate Pharma de 2,05% à 12,42 euros tandis que DBV Technologies s'est adjugé 3,74% à 64,94 euros. 

Altran Technologies s'est replié de 5,35% à 15,21 euros après que les fonds Apax Partners et Altamir, ainsi que des actionnaires fondateurs, ont annoncé la cession de 11,2% du capital du groupe de conseil en technologies, entraînant une décote du titre.

Alten a pâti pour sa part (-4,65% à 75,25 euros) d'un abaissement de recommandation à "conserver" contre "acheter" auparavant par Kepler Cheuvreux.

CAC 40 (Euronext)

 
6 commentaires - Entraînée par le pétrole, la Bourse de Paris finit en hausse
  • canardette -

    Elle attend "le son du canon"?

  • pigeonxxl38 -

    la Bourse toujours a la peine a balancer a la benne !

    FelixM -

    C'est pourtant elle qui permet aux entreprises de lever des capitaux pour investir et développer leurs affaires et leurs effectifs.

  • cestlavie -

    généralement ce Wall Street c'est celui qui fait le beau temps mais plus souvent le mauvais temps !

  • FelixM -

    Curieuse, cette augmentation de capital d'Onxeo.
    Un peu plus de 3,5 millions de titres à 4,25 euros. Pas d'accès des particuliers à l'opération, pas de droit de souscription.
    Et le jour même, plus de 6,6 millions d'actions échangées.
    Les actions nouvelles étaient-elles cessibles dès le jour même ?
    Les nouveaux possesseurs de papier ont-ils conservé leurs titres ou les ont-ils immédiatement mis sur le marché ?
    Dans ce cas, ce serait une plus-value instantanée de l'ordre de 5 % ou plus, d'environ un million d'euros ou un peu moins.
    Au détriment des actionnaires de la veille, qui voient la capitalisation chuter de 6 %.
    Y a-t-il matière à une enquête de l'AMF ?

  • FelixM -

    "Onxeo reculait mécaniquement (-4,23% à 4,76 euros) sous l'effet d'une augmentation de capital d'environ 15 millions d'euros au prix de 4,25 euros par action"
    Ce n'est pas la première fois que nous avons droit à ce type d'erreur. Récemment, c'était pour l'augmentation de capital de Lucibel, on nous disait que le recul de l'action était "mécanique" à cause de l'augmentation de capital. Las, celle-ci n'avait pas lieu ce jour-là, il n'y avait aucun DPS, droit préférentiel de souscription détaché, qui, oui, aurait alors mécaniquement fait baisser le cours du titre.
    Aujourd'hui, même formule. Il y a bien une augmentation de capital ce jour, cette fois, mais elle se fait sans DPS, et hors marché, par l'ouverture d'un cahier d'ordres réservé aux investisseurs institutionnels. Donc sans aucune action "mécanique" sur le marché. Il peut y en avoir une psychologique, certains investisseurs préférant ne pas être dilués et vendant, mais on a vu des actions augmenter à l'annonce et le jour d'une augmentation de capital.

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