Euroscepticisme : Mario Draghi rejette la faute sur les gouvernements

Euroscepticisme : Mario Draghi rejette la faute sur les gouvernements©Boursier.com
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Boursier.com, publié le jeudi 02 février 2017 à 19h45

Sortir de l'euro serait une solution sans lendemain, a déclaré jeudi Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne (BCE). Aucun pays n'a intérêt à abandonner l'euro et les gouvernements sont la plupart du temps les premiers responsables des difficultés économiques de leur pays, a-t-il ajouté.

Dans un discours prononcé à Ljubljana à l'occasion du 10ème anniversaire de l'adoption de l'euro par la Slovénie, le patron de la BCE a fustigé les pays qui n'ont pas mis en oeuvre les réformes nécessaires, faisant le lit du populisme et d'euroscepticisme. Les partis qui militent en faveur d'une sortie de l'euro (FN en France, Mouvement 5 étoiles en Italie...) estiment qu'un taux de change flexible leur permettrait de restaurer la compétitivité de leur économie.

"Ce n'est pas l'euro comme monnaie qui est à l'origine de tout cela"

Mario Draghi leur a répondu indirectement en affirmant que "les pays qui ont mis en oeuvre des réformes n'ont pas besoin d'un taux de change flexible pour parvenir à une croissance durable (...) Si la croissance de la productivité d'un pays est faible à cause de problèmes structurels profondément enracinés, le taux de change ne peut pas être la solution", a-t-il poursuivi.

"Nous devons dire très clairement que ce n'est pas l'euro comme monnaie qui est à l'origine de tout cela", a-t-il dit. "Les autorités nationales savaient ce qu'elles avaient à faire". "La monnaie ne pouvait pas les protéger de leurs propres décisions politiques", a-t-il conclu.

La BCE ne peut régler seule les problèmes de l'Europe

Depuis la crise financière mondiale de 2008, la BCE a mis en oeuvre une politique d'assouplissement monétaire afin de lutter contre le risque de déflation et de relancer la croissance économique dans la zone euro. L'action de la banque centrale a fait chuter les taux d'intérêts à des niveaux historiquement bas et a entraîné un affaiblissement de l'euro, ce qui favorise les entreprises exportatrices européennes. Face au dollar, l'euro a ainsi abandonné 24% depuis septembre 2008, date à laquelle la banque américaine Lehman Brothers avait fait faillite, précipitant la crise des crédits "subprimes".

Mario Draghi monte régulièrement au créneau pour souligner que la BCE ne peut à elle seule régler les problèmes des pays de la zone euro, appelant les gouvernements à mener des réformes structurelles et à réduire leurs dettes publiques, qui pèsent sur leur compétitivité et leur potentiel de croissance à long terme.

 
3 commentaires - Euroscepticisme : Mario Draghi rejette la faute sur les gouvernements
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    taboul -

    qu'il dégage ce truand qui a falsifié les comptes de l'Italie pour qu'ils rentrent dans l'Europe article du monde

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    Jametsoumy -

    Et bien j'ai lu cela sur la question de l'avenir de l'Europe :

    https://laec.fr/section/plan-a-proposer-une-refondation-democratique-sociale-et-ecologique-des-traites-europeens-par-la-renegociation

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    ensoleiller -

    Bon en clair cela signifie qu'il ne peut rien faire alors à quoi servent tout ces dirigeants européens ??? Quand à une sortie de l' europe je ne suis pas d'accord avec lui,,oui c'est possible..Retour à la maitrise de la monnaie,,,plus de contribution au budget européen,,réindustrialiser le pays car nous ne fabriquons plus grand chose en biens de consommation. Cherchez pour voir un frigo,,un lave linge,,un lave vaisselle,une télé etc,, francaise

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