Galeries Lafayette : toujours pas d'accord sur le travail dominical

Galeries Lafayette : toujours pas d'accord sur le travail dominical

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Boursier.com, publié le mercredi 04 mai 2016 à 16h36

Aucun syndicat n'a signé le projet d'accord, négocié depuis février, avec la direction des Galeries Lafayette à Paris. Celle-ci devait recueillir, avant mardi, 17 heures, l'avis favorable d'élus, représentant 30% des voix aux élections professionnelles, pour pouvoir ouvrir tous les dimanches son magasin amiral, situé en zone touristique internationale. Selon 'Le Figaro' et 'Les Echos', la CFE-CGC, dont on pouvait espérer qu'elle donne son feu vert, s'y est finalement opposée. La CFTC, quant à elle, n'était pas contre, mais n'a pas souhaité s'avancer seule et n'a pas permis de dépasser le seuil de représentativité nécessaire pour valider l'accord. En effet, la CFTC représente seulement 10% des voix.

Des points de blocages

En début d'année, les syndicats avaient déjà bloqué un accord de branche qui devait permettre aux enseignes les plus importantes (Printemps, BHV, Galeries Lafayette et Monoprix) d'ouvrir le dimanche. Cette fois-ci, les négociations étaient pourtant en bonne voie. L'enseigne prévoyait notamment une limitation à sept dimanches dans l'année, payés doubles, ainsi qu'un jour de récupération. Le projet d'accord contenait également la participation aux frais de garde des enfants, avec un plafond de 1.800 euros annuels par salarié, le tout sur la base du volontariat. Les incertitudes de la CFE-CGC se sont, en fait, arrêtées sur les horaires d'ouvertures, ou encore, sur les personnels concernés par les astreintes.

Décision paradoxale

Ce rejet syndical est un coup dur pour les Galeries Lafayette, dont le chiffre d'affaires est en baisse depuis les attentats du 13 novembre et la baisse des flux de touristes. Cette décision s'avère par ailleurs surprenante. Mardi soir, le groupe a en effet obtenu un accord similaire de plusieurs syndicats, comme celui du SUD ou celui de la CGC, pour son établissement du BHV-Marais (filiale des Galeries Lafayette). Au BHV, les syndicats ont huit jours pour faire valoir, ou non, leur droit d'opposition, rappelle 'Le Figaro'. Ils y parviendront s'ils réunissent les signatures d'élus représentants 50% des voix. De leur côté, les Galeries Lafayette vont devoir se contenter des 12 dimanches "du maire", accordés par le préfet.

 
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