GE: début des consultations sur les 345 suppressions de postes à Grenoble

GE: début des consultations sur les 345 suppressions de postes à Grenoble

Logo General Electric le 21 novembre 2017 à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique)

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AFP, publié le mercredi 19 juillet 2017 à 12h47

Le compte à rebours du plan social chez General Electric (GE), qui porte sur 345 postes - soit plus de 40% - du site de sa filiale Hydro à Grenoble, a débuté mercredi avec un désaccord sur les justifications économiques avancées, selon les syndicats.

Les représentants des 800 salariés participaient à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) à un comité central d'entreprise (CCE) de GE Hydro France, filiale de GE Renewable (énergies renouvelables).

"On n'est pas d'accord sur le présupposé de départ : +le marché va mal, les charges de structure sont trop lourdes donc il faut supprimer 345 postes+", a déclaré Grégory Vauclin (CFE-CGC), joint par l'AFP, au nom de l'intersyndicale CFE-CGC/CGT/CFDT. 

"L'intérêt d'être dans un groupe est que les différentes branches peuvent se compenser. Le marché de l'hydroélectricité est à cycles longs de 3-4 ans et la direction a communiqué hier (mardi) devant les instances européennes que le creux de la vague était passé! ", a poursuivi M. Vauclin. Selon les salariés, le résultat financier de GE Renewable a augmenté de 44% en 2016.

Si les syndicats partagent le constat des frais de structure, ils les imputent à des procédures de travail "inadaptées qui ne sont pas du tout remises en cause par la direction".

"Il faut 4 voire 5 validations pour acheter 3 vis pour un engin en panne sur un chantier : on nous a mis de la paperasse alors qu'on a besoin de réactivité", cite en exemple M. Vauclin. "C'est tellement lourd que quand on remporte un contrat, on ne gagne pas d'argent avec."

Les 345 postes menacés ont été listés : "des activités disparaitraient purement et simplement comme l'atelier de fabrication de turbines (50 ouvriers), la quasi-totalité de la chaîne d'approvisionnement et une réduction de moitié de la gestion de projets", a détaillé l'intersyndicale, qui souligne que "80% des représentants syndicaux actuels partiraient avec ce plan".

"Tous les services sont impactés de 30% à 100%... sauf les postes de la direction générale, artisans des difficultés que connaît la boite", dénonce M. Vauclin.

GE Renewable est une joint-venture 50%-50% entre Alstom et GE, issue du mariage validé à l'automne 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie.

sla/ppy/ktr

 
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