Gisements gaziers: Athènes soutient "les droits souverains" de Chypre

Gisements gaziers: Athènes soutient

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (D), et son ministre des Affaires étrangères, Nikos Kotzias (D), à Athènes, le 11 juillet 2017

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AFP, publié le mardi 11 juillet 2017 à 12h47

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a soutenu mardi "les droits souverains" de Chypre à l'exploitation de ses gisements gaziers alors qu'Ankara avait mis en garde la veille les compagnies internationales contre d'éventuels projets gaziers au large de l'île.

"La coopération entre la Grèce et Chypre constitue l'axe crucial de la politique grecque des Affaires étrangères, ce qui concerne évidemment le soutien à la République de Chypre dans l'exercice de ses droits souverains dans sa Zone économique exclusive (ZEE)", a souligné Alexis Tsipras lors d'un débat au Parlement.

En 2011, la firme américaine Noble Energy a été la première à découvrir du gaz au large de Chypre, dans le champ Aphrodite, dont les réserves sont estimées à 127,4 milliards de mètres cubes de gaz. Son exploitation n'a toutefois pas encore commencé.

Chypre a lancé en 2016 un appel d'offres pour l'attribution des permis d'exploration de gaz et de pétrole offshore dans trois blocs, et les groupes Eni, Total et Exxon Mobil figuraient parmi les entreprises intéressées.

Mais les richesses gazières de l'île sont l'un des principaux sujets de contentieux entre Nicosie et Ankara. Lundi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde les compagnies internationales contre la mise en œuvre de projets dans ce domaine, faute d'un accord entre les deux parties.

Il a indiqué que ne pas respecter cette demande pourrait leur coûter "l'amitié de la Turquie", laissant entendre que les liens que ces entreprises entretiennent avec la Turquie pourraient en pâtir.

Cette mise en garde intervient après un nouvel échec la semaine dernière des négociations pour la réunification de Chypre en Suisse sous l'égide de l'Onu.

Les pourparlers ont achoppé sur le retrait des troupes turques du nord de cette île méditerranéenne ou le maintien d'un droit d'intervention par la Turquie, selon des sources diplomatiques.

Chypre est divisée depuis l'invasion en 1974 par l'armée turque de son tiers nord, en réaction à un coup d'Etat visant à rattacher le pays à la Grèce.

Depuis, seule la République de Chypre, qui occupe les deux tiers sud-ouest de l'île, est reconnue par la communauté internationale et est membre de l'Union européenne.

"Chypre a le droit inaliénable d'exploiter ses gisements  en vertu du droit international" et "ce choix a le soutien de la Grèce mais aussi de l'Union européenne et de la communauté internationale contre toute menace", a dit M. Tsipras.

hec/od/mml

 
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