Google prêt à accéder aux demandes de l'Europe sur le "droit à l'oubli"

Google prêt à accéder aux demandes de l'Europe sur le "droit à l'oubli"©Boursier.com
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Boursier.com, publié le jeudi 11 février 2016 à 14h33

Google tente de se réconcilier avec les autorités européennes. Dans le viseur de la Cour de justice de l'UE, ou de la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libertés) sur l'épineux dossier du "droit à l'oubli" sur internet, le groupe américain va commencer à déréférencer les résultats des recherches faites sur tous ses sites. Avec une condition : que la connexion à ces derniers se fasse à partir d'un pays européen.

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait estimé en mai 2014 que toute personne pouvait demander à des moteurs de recherche de supprimer des données inappropriées qui apparaîtraient lors de recherches faites à partir de leur nom. Dans la foulée de ce jugement, Google a mis en ligne en mai 2014 un service destiné aux citoyens européens souhaitant obtenir la suppression de résultats de recherches en ligne les concernant. Google a depuis reçu 386.038 demandes de "droit à l'oubli", et donné suite à quelque 42% du total, selon les derniers chiffres du groupe internet.

Seulement via les sites européens ?

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) française a menacé en septembre d'imposer des amendes à Google si les résultats de recherche n'étaient pas déréférencés sur toutes les versions de son site, y compris google.com. Mais le géant technologique américain estime pour sa part que ces déréférencements ne devaient intervenir que sur ses sites européens, comme google.fr ou google.de, soulignant que leur extension au niveau mondial freinerait la libre circulation des données.

Selon une source citée par l'agence de presse Reuters, Google aurait légèrement infléchi sa position en disant que l'entreprise nettoierait les résultats des recherches sur tous ses sites en cas de recherche menée à partir d'un pays d'où a émané une demande de droit à l'oubli. Ainsi, si un résident allemand demande à Google de déréférencer des liens apparaissant lors de recherches faites en lien avec son nom, ces liens ne seront plus visibles sur aucun des sites du groupe, y compris google.com, si la connexion au moteur de recherche se fait à partir de l'Allemagne.

 
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