Guyane : le dialogue reprend, les barrages persistent

Guyane : le dialogue reprend, les barrages persistent

manifestation du 28 mars 2017

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Boursier.com, publié le mercredi 19 avril 2017 à 20h36

A quelques jours de l'élection présidentielle, le dialogue a repris mercredi entre le gouvernement et les collectifs socio-professionnels qui pilotent depuis un mois le mouvement social en Guyane française.

En réponse à un protocole remis par le collectif 'Pou Lagwiyann Dékolé' ('Pour faire décoller la Guyane'), Paris a communiqué mardi soir un nouveau protocole d'accord. Celui-ci était mercredi soir en cours d'examen par le collectif, qui devrait y apporter une réponse jeudi. Le texte "ouvre (la porte) à un travail qui se fera en conjoint accord avec le gouvernement, les élus locaux et le collectif", a réagi le collectif dans un premier temps.

Les barrages routiers remis en place après la trêve pascale

La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a indiqué dans un communiqué que "le gouvernement prend acte avec satisfaction de la volonté du collectif 'Pou Lagwiyann Dékolé', des socioprofessionnels et des élus de poursuivre le dialogue en vue d'une sortie de crise en Guyane".

Ce rétablissement du dialogue intervient alors que les collectifs ont durci mardi les barrages routiers qui paralysent depuis le 23 mars l'activité économique du département français d'Amérique du Sud. Après avoir ouvert ces barrages pendant 4 jours à l'occasion des festivités de Pâques, le collectif a refermé les vannes mardi, ce qui a occasionné plusieurs incidents sur des barrages, une partie de la population étant désormais lassée des blocages entraînant de lourdes pertes financières pour de nombreux Guyanais.

Le leader des "500 Frères" se retire du mouvement

Des divisions sont apparues ces derniers jours au sein même du collectif 'Pou Lagwiyann Dékolé'. Mercredi, Mikaël Mancée, le leader du mouvement des "500 Frères contre la délinquance", fer de lance du mouvement social actuel, a annoncé son retrait du collectif, ainsi que des "500 Frères". M. Mancée a estimé que les barrages routiers n'étaient plus adaptés à la situation, ajoutant que "les décisions du collectif sont prises dans le dos du peuple".

De son côté, la ministre Ericka Bareigts a précisé que le nouveau projet d'accord "prend acte" du plan d'urgence gouvernemental pour la Guyane, d'un montant de 1,1 milliard d'euros présenté au début du mois et qui prévoit notamment des mesures en faveur de la sécurité, de l'éducation, de la santé, ainsi que de l'aide aux entreprises.

2,1 MdsE supplémentaires réclamés, en sus de 1,1 MdE déjà acté

Ce texte "prend aussi acte de la demande de mesures supplémentaires formulées par les élus et le Collectif à hauteur de 2,1 milliards d'euros et de l'engagement de l'Etat à ce qu'elles fassent l'objet d'un examen prioritaire dans le cadre de la procédure d'élaboration du plan de convergence pour la Guyane, prévue par la loi 'Egalité réelle Outre-mer'", précise la ministre.

Les désaccords entre le collectif et les autorités s'étaient cristallisés sur la mobilisation de fonds supplémentaires, le Premier ministre Bernard Cazeneuve ayant notamment qualifié d'"irréaliste" le montant de l'aide réclamée.

 
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