Hop! : début d'une grève de six jours

Hop! : début d'une grève de six jours

Un avion de la compagnie Hop!, filiale d'Air France, à l'aéroport de Morlaix dans le Finistère en avril 2017

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AFP, publié le jeudi 13 juillet 2017 à 10h14

Des pilotes de Hop!, filiale d'Air France, vont pour la première fois déserter les cockpits jeudi, au premier jour d'une grève prévue jusqu'à mardi pour défendre leurs conditions de travail, mais 85% des vols court et moyen du groupe aérien seront assurés.

Deux syndicats (SNPL et FUC) sont à l'origine de cette première grève de pilotes chez Hop! depuis que la jeune filiale d'Air France a absorbé les anciennes compagnies régionales Airlinair, Brit Air et Regional.

Le mouvement social, prévu jusqu'à mardi inclus, devait être suivi au premier jour par 23% des 850 pilotes de Hop!, a indiqué à l'AFP Alain Malka, directeur général adjoint de la filiale.

Conséquence, "151 vols seront annulés" sur les 481 prévus initialement pour la seule compagnie Hop!, soit 31% d'annulation. 

Toutefois, sur l'ensemble du réseau court et moyen-courrier du groupe Air France, 87% des vols seront maintenus jeudi, précise-t-il. Plus de 85% des vols doivent également être assurés vendredi.

Les perturbations concernent uniquement les avions régionaux de Hop!, une entité juridique parfois confondue avec la marque commerciale "Hop! Air France" qui rassemble tous les vols court et moyen-courrier d'Air France. 

Les aéroports parisiens d'Orly et de Roissy seront touchés, comme ceux de Nantes, Strasbourg, Toulouse, Rennes, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Lyon ou encore Marseille. Quelques vols vers l'Italie, l'Allemagne et la Belgique sont aussi concernés, selon le site de la compagnie. En revanche, le trafic des vols Navette est annoncé normal. 

- 'un grave sous-effectif pilote' -

Depuis plusieurs mois, la direction mène des négociations pour élaborer une convention d'entreprise unique, la fusion ayant rendu caducs les accords des ex-compagnies régionales.

Elle est parvenue à un accord avec les syndicats au sol et espère un dénouement identique avec les organisations d'hôtesses et stewards cette semaine. En revanche, elle a échoué à convaincre la majorité des syndicats de pilotes, seul le SPL (23% des voix) ayant signé un accord.

Les dernières revendications du SNPL, majoritaire à 57%, vont "bien au-delà" de ce que la direction peut accepter, estime M. Malka, "meurtri et désolé" pour les vacanciers touchés par la grève.

Le SNPL Hop! estime que ses exigences représentent "un surcoût de deux millions d'euros", à comparer aux "10 à 20 millions d'euros" de perte pour six jours de grève calculée par le syndicat. 

L'accord sur la table prévoit déjà "une augmentation de (la) masse salariale de 2,5%", fait valoir le directeur général adjoint.

De plus, "tout le monde gagne" en matière de rémunération, d'après le dirigeant qui reconnaît néanmoins que l'harmonisation des conditions de travail "ne se fait pas par le haut", mais "plutôt en médian".

Dans un communiqué, le SNPL s'est élevé contre "la pénibilité de certaines conditions de travail comme la fatigue accrue des équipages", mais aussi contre "le manque d'anticipation des nombreux départs vers Air France" qui entraînent "un grave sous-effectif pilote".

En avril, les hôtesses, stewards et personnels au sol de Hop! s'étaient mis en grève deux jours pour la première fois de l'histoire de la compagnie mais les pilotes ne s'étaient alors pas associés au mouvement.

jta/shu/db/pb

 
124 commentaires - Hop! : début d'une grève de six jours
  • oui -

    Les prises d'otages...ASSEZ !
    Vous oubliez que c'est grâce aux voyageurs que vos emplois seront préservés, mais que ces voyageurs finiront par se lasser...et se tourneront vers des compagnies étrangères, ce qui est déjà le cas en Alsace où les voyageurs privilégient les compagnies allemandes...en partant depuis l'Allemagne !

  • LLOEIL9 -

    En France, pays dans lequel on bénéficie des meilleures conditions et structures du monde entier, en matiére de bien être social, de confort de vie et de liberté, dans lequel on paye aussi le plus d'impôts et le plus de charges pour financer ce bien être , ce social et ces libertés, (que le monde entier nous envie et qui constitue un mat de Cocagne inégalé où tout le monde virant tenter sa changer pour atteindre le sommet ), dans le pays classé 6° des pays les plus riches du monde suivant PIB de chaque pays, devant l'Inde et la Russie notamment., dans ce pays on laisse se développer et se banaliser des actions comportementales d'individus totalement irresponsables qui par pur égoïsme corporatiste et appétit de situation personnelle irraisonnée voire irrationnelle porte préjudice à l'ensemble des travailleurs d'autres secteurs économiques pris en otages , clients consommateurs obligés de subir les conséquences de leurs actions , autres salariés et artisans assurant le bon fonctionnement du secteur économique concerné. Faut-il être lamentablement en manque de lucité et présenter des carences intellectuelles insoupçonnées à défaut d'état d'esprit autant lamentable que révoltant pour mettre en jeu la vie de la société dont ils sont employés privilégiés et qui leur assure leur emploi, leur revenus et leur niveau de vie. Ces individus dans la seule perspective d'amélioration infinitésimale sans prendre en compte les incommensurables conséquences qui découlent de leurs actions en deviennent écœurants . Sans chercher aussi loin il ne s'agit peut-être que d'une simple application de leurs principes idéologiques propres. Des syndicats spécifiques qui comme à l'accoutumée se montre dénués de tout raisonnement économique et de raisonnement tout court par matérialisation de l'utopique croyance syndicale qu'on peut menacer l'employeur qui a plus à perdre que les salariés et peuvent pour ces raisons le faire chanter. Au risque de tout prendre eux mêmes à l'abri( du moins le croient-ils ) de la certitude (?) de reclassification par ailleurs dans d'autres compagnies et tant pis pour les dégâts collatéraux. Ils sont tout simplement, révoltants, lamentables et écœurant, , ils le savent et s'en moquent totalement sûrs de faire plier les autres sous la contrainte de leur chantage habituel et banalisé.
    .

  • dan7 -

    vraiment les syndicats outre passe leur droit , qu'ils continuent et ils mettront l'entreprise dans le rouge !!! et le travail en péril des employés

  • dujonc -

    Les pilotes sont payés comme des seigneurs et ils en veulent toujours plus. Quand à la pénibilité de leur travail...demandez aux ouvriers du bâtiment, payés au lance-pierre, ce qu'ils en pensent.

    nipatrienipatron -

    Je ne vois pas où est l'intérêt à opposer deux catégories de salariés, quant au final de l'affaire, c'est toujours les actionnaires qui empochent!!

    LLOEIL9 -

    Nipatrienipatron, une solution que Daniel Defoe en 1789 avait suggéré une solution , pas de patron pas de patrie pas d'opposition entre salarié ni entre patron et salarié (car l'un n'existe pas sans l'autre hors être son propre patron et comme des clients et des acheteurs qui font vivre les deux tous semble s'en foutre alors la seule solution, une île déserte : jouez donc à Robinson Crusoe .

  • andernaute -

    Tiens,! Un entrainement pour les Jeux de 2024 ??? Courage vaillants et nantis pilotes, la SNCF ne va pas tarder à vous emboîter le pas.

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