Impôts, croissance, déficit: quelles perspectives pour le quinquennat ?

Impôts, croissance, déficit: quelles perspectives pour le quinquennat ?©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mercredi 12 juillet 2017 à 11h29

A partir des déclarations faites par le Premier ministre, Edouard Philippe, lors du discours de politique générale, l'OFCE estime que le taux de chômage devrait reculer de 9,2% en 2017 à 7,6% en 2022, alors que le déficit public passerait de 3% à 1,4% du PIB, pour un taux de croissance annuel moyen de 1,6% sur l'ensemble du quinquennat, avec une accélération en 2020. En revanche, la dette publique ne reculerait qu'à partir de 2020, pour atteindre 92% du PIB deux ans plus tard.

Des baisses d'impôts qui profiteraient aux plus aisés

Alors que le Premier ministre a promis de ne pas augmenter les impôts, l'OFCE estime en effet qu'à la fin du quinquennat, les prélèvements obligatoires baisseront de 16 milliards d'euros,  ce qui correspond à 0,7 point de PIB. Cette projection intègre la réforme des heures supplémentaires (3 milliards), l'option d'individualisation de l'impôt sur le revenu (0,5 milliard) et un coût du prélèvement forfaitaire unique à 30% sur les revenus du capital (4 milliards).

Cette baisse de la fiscalité profiterait cependant aux ménages les plus aisés. Le dernier décile (les 10% les plus riches)bénéficierait en effet de la refonte de la fiscalité des revenus et du patrimoine mobilier, concentrant, au final, "46 % des gains des mesures fiscales à destination des ménages". A l'inverse, le 9e décile de niveau de vie - salaire au-dessous duquel se situent 90% des salaires - est celui qui gagne le moins. " Alors que les mesures de fiscalité indirecte pèsent sur ce décile, il profite moins de la mesure de réduction de la taxe d'habitation ainsi que de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires ", indiquent les auteurs.

Baisse du chômage quasi-certaine

Concernant l'évolution du taux de chômage, l'OFCE précise que, "si à court terme, la probabilité d'une hausse n'est pas nulle (supérieure à 25%), selon nos hypothèses, à l'horizon de la fin du quinquennat, il devrait s'établir à un niveau inférieur à celui de 2017 (probabilité supérieure à 70%) avec toutefois une probabilité de 30% d'être en dessous de 7% ".

L'OFCE appelle à la prudence car de nombreuses inconnues demeurent et certaines réformes doivent encore être clarifiées. "Il nous est difficile d'anticiper précisément les effets de la réforme du marché du travail ", souligne notamment l'organisme, qui compte donc procéder à des réévaluations régulières.

 
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