L'Insee revoit en baisse à 1,2% sa prévision de croissance pour 2016

L'Insee revoit en baisse à 1,2% sa prévision de croissance pour 2016©Boursier.com
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Boursier.com, publié le jeudi 15 décembre 2016 à 18h29

L'Insee confirme prévoir un PIB (produit intérieur brut) en hausse de 0,4% au quatrième trimestre après +0,2% au troisième et -0,1% au deuxième, dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée jeudi. L'institut revoit en baisse à 1,2% (contre 1,3% auparavant) sa croissance pour l'ensemble de 2016. Un seul trimestre aura été dynamique, le premier (+0,6%).

Le PIB de la France continuerait alors d'évoluer au même rythme qu'en 2015, alors que le gouvernement a revu le mois dernier son objectif 2016 à 1,4% (contre 1,5% précédemment).

180.000 emplois créés

Concernant 2017, l'Insee estime que les incertitudes liées aux échéances électorales en Europe et à l'arrivée d'une nouvelle administration aux Etats-Unis n'entament pas la confiance des acteurs économiques. Il table ainsi sur +0,3% au premier trimestre puis +0,4% au trimestre suivant, avec un acquis de croissance sur l'ensemble de l'année qui atteindrait 1% au 30 juin prochain.

Le secteur privé a créé près de 180.000 emplois sur les douze mois à fin septembre, soit le total le plus élevé depuis début 2008. "L'effet d'enrichissement de la croissance en emplois apporté par le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), le Pacte de responsabilité et de solidarité (PRS) et la prime à l'embauche dans les PME faiblirait un peu mais ces trois dispositifs contribueraient tout de même à créer ou sauvegarder 40 000 emplois au premier semestre 2017", note l'Insee.

Chômage à 9,5% fin juin

Le taux de chômage au sens du BIT reviendrait à 9,6% en France métropolitaine fin 2016 puis 9,5% à fin juin 2017, contre 9,9% fin 2015. En attendant, l'amélioration de la conjoncture de fin 2016 devrait être alimentée par un rebond de la consommation des ménages et de l'investissement des entreprises.

Un autre facteur positif est le redémarrage de la demande mondiale adressée à la France, attendu notamment en provenance de la zone euro, particulièrement de l'Allemagne. Il devrait se refléter sur le commerce extérieur, qui a connu une année 2016 difficile, sa contribution à la croissance étant estimée à -0,6 point de PIB, contre -0,3 en 2015.

"Les exportations accéléreraient début 2017, à la fois pour répondre à la demande des partenaires de la zone euro et du fait de livraisons aéronautiques à nouveau dynamiques. Ainsi, le commerce extérieur cesserait de peser sur la croissance française au premier semestre 2017, après avoir ôté 0,7 point en 2016", écrit l'institut.

 
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