La proposition de rachat des plaques ne convainc pas les taxis

La proposition de rachat des plaques ne convainc pas les taxis©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 05 avril 2016 à 09h57

Le gouvernement a dévoilé lundi une série de pistes destinées à apaiser la colère des chauffeurs de taxis, avec pour la première fois l'engagement de l'Etat à racheter leurs licences. Il s'agirait de créer un fonds de garantie pour indemniser les taxis qui se sont endettés pour acheter des licences dont le prix ne cesse d'augmenter, comme le proposait le député Laurent Grandguillaume, nommé au mois de janvier médiateur dans ce dossier.

Mais les conclusions de cette feuille de route ne semblent pas satisfaire les intéressés, à l'image du syndicat des Taxis de France, dont le président Ibrahima Sylla était ce mardi l'invité de France Info. Il a rappelé les demandes de sa profession dans le conflit qui l'oppose aux véhicules de tourisme avec chauffeurs : "soit la suppression des VTC, soir l'indemnisation des chauffeurs de taxis". "On n'est pas là pour brader notre métier. On est 60.000 chauffeurs de taxi, le gouvernement nous a causé un préjudice en introduisant les VTC avec la loi de 2009, donc c'est à eux de prendre leurs responsabilités", a-t-il déclaré. Il propose de "supprimer le statut des VTC et de les intégrer parmi les taxis" parce qu'aujourd'hui "deux corps de métier font le même travail".

Des actions pendant l'Euro ?

"Il y a l'Euro qui arrive, on n'hésitera pas à le prendre en otage et à bloquer tous les matches de foot. Vous voyez ce qui se passe à Toulouse en ce moment...", a poursuivi Ibrahima Sylla, qui participe encore au groupe de travail et de négociation avec le gouvernement. La fronde est menée actuellement par les taxis toulousains, qui démarrent ce mardi une deuxième journée de grève. Selon la presse locale, le trafic est ralenti  sur la rocade, et les transports en commun perturbés. Une centaine de taxis bloque l'aéroport. Des incidents ont eu lieu entre des chauffeurs de taxis et des automobilistes en colère contre ces blocages.

La réflexion sur les modalités exactes de mise en oeuvre du rachat des plaques sera confiée à un groupe de travail composé notamment d'un membre de l'Inspection générale des finances et d'un expert de la Direction générale des infrastructures, des transports et de la mer. Le gouvernement propose par ailleurs de renforcer les contrôles du secteur, de mettre en place une signalétique réservée aux VTC, d'améliorer la formation des chauffeurs ou d'installer un "observatoire national" chargé de rédiger un rapport annuel. Au total, quatre groupes de travail thématiques devront réfléchir à ces questions, pour une entrée en vigueur dans les mois à venir.

 
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