La trêve hivernale, "sursis trop court", pour la CLCV

La trêve hivernale, "sursis trop court", pour la CLCV

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Boursier.com, publié le mercredi 02 novembre 2016 à 16h36

La trêve hivernale a démarré. Depuis le 1er novembre, toute expulsion de locataire est interdite, et ce, jusqu'au 31 mars 2017, en vertu de la "trêve hivernale"... "Un sursis, trop court, pour des milliers de familles", dénonce dans un communiqué l'association CLCV.

Elle reprend les chiffres du ministère de la Justice, qui montrent que les décisions d'expulsion ont bondi de 15% entre 2010 et 2015, passant de 10.824 cas en 2010 à 14.363 en 2015.

"Ces chiffres témoignent des difficultés croissantes que rencontrent les locataires pour payer leur loyer et leurs charges. Le prix des logements en zones tendues porte certainement une part de responsabilité", écrit la CLCV.

Lenteur et brutalité

Elle épingle au passage "la lenteur avec laquelle les nouveaux dispositifs de prévention issus de la loi ALUR se mettent en place". Le texte a notamment prolongé de 15 jours la période de trêve hivernale. Les organismes HLM, qui disposent des compétences et des contacts "pour gérer les impayés, en maintenant le locataire dans les lieux ou en le relogeant", sont également pointés du doigt.

"Plutôt que menacer les locataires, mieux vaudrait les informer sur leurs droits et les accompagner. La CLCV rappelle son opposition à toute expulsion, surtout lorsqu'elle est le fait d'un bailleur social dont la vocation est d'accueillir et de protéger les publics fragiles", conclut l'association.

Fin octobre, la Fondation Abbé Pierre avait elle aussi dressé un "constat alarmant" face au bond des expulsions locatives en France.

 
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