Le Cese pointe du doigt le manque d'investissements pour le futur en France

Le Cese pointe du doigt le manque d'investissements pour le futur en France©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 14 juin 2016 à 15h55

"On constate un net décalage entre la situation économique de la France qui s'améliore et le ressenti des Français", a souligné Pierre-Antoine Gailly, l'un des auteurs du rapport annuel sur l'état de la France, présenté cet après-midi au Conseil économique social et environnemental (CESE) et qui se base sur dix indicateurs. Le CESE pointe par ailleurs du doigt, le manque d'investissements réalisés pour préparer l'avenir.

Du mieux, mais les Français restent pessimistes

Parmi les indicateurs retenus figure le taux d'emploi qui est resté relativement stable sur la période 2004-2014 pour s'établir à 64,3%, contre une moyenne européenne de 63,9% et malgré un taux de chômage proche des 10%. Selon l'Insee, le taux d'emploi est calculé en rapportant le nombre d'individus d'une classe d'âge ayant un travail au nombre total de personnes de cette même classe.

Concernant les inégalités de revenus, le rapport du Cese montre qu'il y a du mieux : Elles se sont légèrement réduites entre 2012 et 2013. Le rapport des revenus des 20% des ménages les plus riches sur les 20% les plus pauvres était ainsi de 4,3 contre 5,2 au sein de l'UE. De même, sur la période 2005-2014, le taux de pauvreté se stabilise autour de 12%, contre 19,6% sur le Vieux continent.

Pourtant, "le moral des Français a chuté de 20 points en mai pour atteindre son niveau le plus bas depuis décembre 2014", note le Cese. En outre, "ce pessimisme n'est pas seulement une spécificité culturelle. La défiance des Français est d'abord l'expression d'une inquiétude", fait remarque Pierre-Antoine Gailly.

Pas assez d'investissements

Inquiétudes quant à l'avenir. Le Cese pointe ainsi du doigt le manque d'investissements pour le futur. En 2014, l'effort de recherche a représenté 2,3% du PIB, bien loin de l'objectif des 3% de la stratégie de Lisbonne, datant de 2000 et qui avait pour but de faire de l'UE en 2010 "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde". Celui de l'UE se situe à seulement 1,9%.

"Aujourd'hui, la France n'est pas à la hauteur de cette ambition (...) L'intensification de l'effort de recherche, publique comme privé, doit être une priorité au regard des défis considérables à relever", a fait valoir Benedict Donnelly, également rapporteur du document.

 
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