Les ex-Fralib lancent une campagne de financement participatif

Les ex-Fralib lancent une campagne de financement participatif

Les consommateurs découvrent la nouvelle marque de thé "1336" dans un supermarché d'Aubagne (Bouches-du-Rhône), le 25 septembre 2015

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AFP, publié le lundi 17 juillet 2017 à 11h57

En manque de trésorerie, la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scop-Ti) lancée en 2014 par les salariés de l'ex-Fralib, à Gémenos (Bouches-du-Rhône), près de Marseille, lance lundi une campagne de financement participatif et espère récolter 700.000 euros.

"Malgré la reconnaissance de notre savoir-faire et la qualité de nos produits, nous manquons d'environ 700.000 euros pour nous développer et ainsi pérenniser notre modèle économique", a expliqué à l'AFP Olivier Leberquier, ancien délégué syndical CGT des Fralib, aujourd'hui directeur général délégué de la Scop.Ti.

"Bien que nos carnets de commandes soient remplis, il y a un risque que nous ne puissions les honorer, faute de fonds: car il faut que nous puissions acheter les matières premières, les emballages...et tout cela ne peut se faire sans trésorerie", a-t-il ajouté.

Pour l'heure, les donateurs sont invités à envoyer un chèque à la coopérative. Le don en ligne sera également possible "dans la semaine" via le site internet de la coopérative, a promis M. Leberquier.

En mai 2014, après avoir fait annuler en justice plusieurs plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), les ex-Fralib avaient réussi à arracher à Unilever un accord de fin de conflit ainsi que 19,26 millions d'euros pour pouvoir monter leur projet de coopérative, y investissant toutes leurs indemnités de licenciement.

Depuis, ils ont lancé deux marques: "1336", correspondant au "nombre de jours de lutte" contre Unilever, ainsi que "Bio SCOPTI", une nouvelle marque de tisanes destinées aux magasins bio.

Selon M. Leberquier, l'entreprise a réalisé en 2016 un chiffre d'affaires de 1,86 millions d'euros et compte actuellement 41 salariés en CDI. La coopérative espère pouvoir intégrer dans l'année encore quatre salariés de l'ex-Fralib, a-t-il ajouté.

adm/cr/it

 
2 commentaires - Les ex-Fralib lancent une campagne de financement participatif
  • Yab39 -

    Tiens, il semblerait que l'apport en capital dans une entreprise soit une nécessité ? ...et que ça soit différent du sponsoring ?
    Ils sont confrontés exactement aux mêmes problématiques que tout entrepreneur, il n'y a rien de spécifique (et encore ils ont eu la chance d'avoir un apport initial important provenant d'unilever)
    Mais le financement du besoin en fond de roulement est une réalité qui s'impose à tous, de même que toutes les problématiques de gestion et de financement, même quand le carnet de commande est plein. Et derrière apparait immédiatement la question de la rentabilité ...et 41 salariés pour 1.8 Meuros de CA, ça laisse interrogatif, il ne reste pas beaucoup de ressources pour contribuer au besoin de trésorerie
    En tout cas, il est très bon que la CGT se confronte à la réalité de de la problématique de la gestion et du financement d'une entreprise et se rende compte qu'on est loin de leurs postures idéologiques habituelles. Il est surtout bon qu'ils se consacrent à la construction et au développement d'une entreprise au lieu de s'acharner à la fragiliser. Il est probable que cela les conduisent à remettre en cause certaines de leurs croyances

  • Michel54 -

    La cgt découvre les joies de l'administration d'une entreprise côté patronal.
    Il semblerait que ce ne soit pas évident, mais elle a de la chance, les syndicats ne feront pas grève.

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