Les négociations reprennent pour les intermittents du spectacle

Les négociations reprennent pour les intermittents du spectacle

Action des intermittents au théâtre de l'Odéon le 25 avril 2016

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Boursier.com, publié le mercredi 27 avril 2016 à 14h44

La ministre de la Culture, Audrey Azoulay, a lancé mercredi un appel à la responsabilité aux intermittents du spectacle et à leurs employeurs, quelques heures avant la reprise de négociations sur le régime d'assurance-chômage de ce secteur. Les négociateurs sont censés remettre jeudi au plus tard un accord sur les règles d'indemnisation des intermittents et la réduction des dépenses de ce système, qui contribue à hauteur d'un milliard d'euros au déficit de l'assurance chômage.

La reprise des discussions, interrompues lundi soir, était prévue à 16 heures au ministère du Travail. Pour mettre la pression sur ces discussions, des dizaines d'intermittents du spectacle occupent les théâtres de l'Odéon et de la Comédie française à Paris et plusieurs salles en province. "Il faut que l'intermittence participe aux réformes générales sur le système de l'assurance-chômage", a déclaré Audrey Azoulay à l'issue du conseil des ministres. "Ce qu'il faut, c'est de la sérénité, un dialogue, qui doit se poursuivre aujourd'hui et j'espère se conclure ce soir ou cette nuit." Elle a demandé aux négociateurs de ne pas se laisser perturber "par des mobilisations qui sont parfois caricaturées ou qui, lorsqu'elles empêchent des spectacles (...), ne servent pas la cause qu'elles veulent défendre".

Environ 100 millions d'euros d'économies à réaliser

Le Medef, la CGPME et Union professionnelle artisanale pour les patrons, et la CFDT, CFTC et CFE-CGC se sont accordés le 24 mars au niveau interprofessionnel sur un document de cadrage, mais qui a été rejeté par la CGT et Force ouvrière (FO). Ce document demande aux organisations représentant les artistes et les techniciens, ainsi que leurs employeurs, de s'entendre sur des règles spécifiques d'indemnisation qui, "a minima, ne conduisent pas à augmenter l'écart entre celles-ci et les règles d'indemnisation du régime de droit commun".

Il fixe à au moins 105 millions d'euros par an les économies à faire par le régime des intermittents si l'Etat accepte de mettre la main à la poche, 185 millions dans le cas contraire. Audrey Azoulay a estimé qu'il fallait arriver "autour d'une centaine de millions d'euros" d'économies. Le secrétaire national de la CFDT Culture, René Fontanarava, estimait cependant avant la reprise des négociations qu'il y avait encore "trop d'incertitude" pour parier sur un accord. Le secrétaire général de la CGT-Spectacle, Denis Gravouil, a pour sa part évalué les chances d'un accord à "50-50".

 
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