Les producteurs de blé "très inquiets" du manque d'eau

Les producteurs de blé

Au moment des moissons à Monthodon, près de Tours, le 28 juillet 2016

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AFP, publié le mercredi 19 avril 2017 à 13h31

Agriculture: les producteurs de blé français sont "très inquiets" du manque d'eau et craignent une seconde année catastrophique consécutive

Les producteurs de blé français sont "très inquiets" face au manque d'eau qui menace leurs cultures après des mois sans pluie et craignent pour 2017 une deuxième année catastrophique consécutive en la matière.

"On est très inquiet, on a la trouille", a déclaré mercredi à l'AFP Philippe Pinta, président de l'AGPB (association des producteurs de blé). Il fait état d'un déficit hydrique de 50% en moyenne, le double de ce qui est constaté habituellement à cette période de l'année.

En ce moment de croissance, "la plante a besoin de boire", a-t-il déclaré. Elle a faim également: "il faut qu'il pleuve pour que l'azote (répandu par les agriculteurs sur les champs) descende aux racines", a expliqué M. Pinta.

Il a constaté que les épis de blé étaient globalement d'un vert un peu plus pâle qu'à l'accoutumée, d'autant qu'il y a du vent, qui "dessèche encore plus" les cultures.

L'inquiétude est d'autant plus grande pour M. Pinta, également cultivateur en région parisienne, qu'"on n'annonce pas d'eau avant 10 jours" et que les prévisions à dix jours ne sont "pas forcément fiables".

Après une année 2015 "correcte en volumes, mais où les prix n'étaient pas au rendez-vous", M. Pinta a rappelé que 2016, affectée par de fortes pluies et de grosses inondations, avait été une année très difficile, fragilisant déjà de nombreuses exploitations.

"Je ne sais pas combien (d'exploitants) vont rester vivants si on se prend une deuxième année catastrophique", a-t-il prévenu.

Si les régions les plus touchées au départ étaient la Bretagne et le grand bassin parisien, désormais "la plupart des régions sont en déficit hydrique", a-t-il expliqué.

Les agriculteurs ont désormais les yeux rivés vers le ciel...et la lune.

"Il y aura un changement de lune dans 10 jours", a rappelé M. Pinta, qui espère du coup une évolution climatique à ce moment-là.

Globalement, la plupart des cultivateurs ont peu d'eau depuis six mois, déjà. Cet hiver, notamment, a été marqué par des précipitations inférieures de près de moitié aux normes de saison.

La situation n'est pas encore rédhibitoire, mais "tout va dépendre du temps qu'il va faire dans les prochains jours", a indiqué M. Pinta, pour qui on y verra "beaucoup plus clair dans un sens ou dans l'autre" début mai.

Il est également inquiet du peu de couverture assurantielle des exploitations, car "certaines trésoreries sont très à plat", depuis la récolte de l'an dernier.

Environ un quart des surfaces étaient assurées lors de la dernière campagne.

 
4 commentaires - Les producteurs de blé "très inquiets" du manque d'eau
  • Boz -

    Les céréaliers ne sont pas ceux que je vais plaindre en premier lieu !

    D'autant que, pendant les années de vache grasse pour eux ils ne se sont pas énormément préoccupés ne serait-ce que d'autres agri dans l'élevage - viande ou lait -, par ex..

  • pascualito50 -

    Et après il va trop pleuvoir.

  • poulgwen -

    Les producteurs de bé se sont gavés pendant des années . Ils sont richissismes surtout dans la Brie et la Beauce ! une année difficile annoncée ( a voir ) et ils pleurent déjà pour quemander des subventions ! honteux . Qu ils creent leurs propres fonds de solidarité !

    franky01 -

    les boulanger rigole il vont pouvoirs augmenter le pain

  • driver -

    ça me fait penser à 1976......
    un impot sécheresse ?
    pour amortir les moissonneuses ?
    comme souvent, il y en a qui couinent avant qu'on leur tape dessus !
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