Les sous-traitants de SFR s'inquiètent

Les sous-traitants de SFR s'inquiètent©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 05 juillet 2016 à 10h10

Quelques 3.000 emplois pourraient être supprimés dans les mois qui viennent dans les centres d'appels prestataires de SFR. L'opérateur de Patrick Drahi travaille avec des sociétés comme Arvato, Acticall, Webhelp, ou encore Teleperformance, qui seront de moins en moins sollicitées, alors que la digitalisation des contacts clients entraîne une réduction du nombre d'appels.

"Arvato, filiale du géant allemand Bertelsmann, et Sitel, propriété du groupe Acticall, sont particulièrement touchés", écrivent mardi 'Les Echos', précisant que 1.500 postes sont concernés chez le premier et 600 chez le second. Tous deux contestent les méthodes de SFR. Arvato, dont le contrat prendra fin en septembre, s'est vu proposer de le poursuivre jusqu'en juin 2017, mais avec à la clef des volumes d'appels réduits.

Importantes économies

"Cela se fait au mépris de la loi car compte tenu des relations d'affaires qu'entretiennent Arvato et SFR depuis 17 ans, SFR devait garantir 24 à 30 mois de préavis et un volume d'affaires stable, a expliqué aux 'Echos' une source proche d'Arvato. L'entreprise, qui a lancé une assignation auprès du tribunal de commerce, pourrait être imitée par Sitel, qui explique au journal économique vouloir simplement davantage de temps pour remplacer les clients et éviter un plan social ou une liquidation judiciaire.

Le deuxième opérateur français, filiale d'Altice, ne cache pas qu'il prépare d'importantes économies. Son PDG, Michel Combes, a expliqué lors d'une audition à l'Assemblée nationale la semaine dernière que SFR devrait adapter ses effectifs après mi-2017 pour rester compétitif face à ses concurrents sur un marché français des télécoms très concurrentiel.

Rester compétitif

"Il est assez évident que des adaptations seront nécessaires pour que SFR puisse rester compétitif sur le marché très difficile qui est le nôtre", a-t-il souligné. "Nous avons pris des engagements sur l'emploi à la demande du gouvernement et des partenaires sociaux. Nous respecterons évidemment ces engagements même s'il s'agit d'une situation inédite, frustrante pour les salariés (..) et pénalisante pour l'entreprise", a-t-il ajouté.

En rachetant SFR au groupe Vivendi en 2014, Patrick Drahi, le propriétaire d'Altice, s'était engagé à ne pas toucher à l'emploi dans l'entreprise pendant trois ans, soit jusqu'en juillet 2017.

 
1 commentaire - Les sous-traitants de SFR s'inquiètent
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    g1c0lbert -

    Les agissements de Drahi nous donnent une petite idée de ce qui nous attend au nom de la compétitivité chère aux libéraux de toutes obédiences qui monopolisent les pouvoirs politiques, économiques et médiatiques. Les règles, les lois, le respect dans les relations sociales, la démocratie même formelle; tout cela sera balayé sans réaction du Peuple.

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