Les vélos en partage libre bousculeront-ils le cadre établi?

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 Laurent Kennel, directeur général d'ofo pour la France, une entreprise de vélos en partage libre, le 20 octobre 2017 à Paris

Laurent Kennel, directeur général d'ofo pour la France, une entreprise de vélos en partage libre, le 20 octobre 2017 à Paris

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© AFP, ERIC PIERMONT
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AFP, publié le samedi 21 octobre 2017 à 11h43

Déjà en croissance explosive en Chine, les vélos en partage libre, disponibles en dehors de stations à l'inverse du Vélib' parisien, s'attaquent au marché français, y compris à Paris où ils ambitionnent de bousculer les services de mobilité.

Mais au-delà de l'enthousiasme de jeunes pousses et entreprises chantres d'une révolution de la "mobilité douce", ces systèmes posent des défis de régulation, de concurrence voire d'ordre public.

GooBee.bike, oBike, Indigo Weel, ofo: derrière ces marques se cache un concept fructueux dans le monde entier, une bicyclette pouvant être louée avec un téléphone.

Application téléchargée, carte de crédit mémorisée, un coup de scanner via l'appareil photo sur le code-barre du vélo, et l'antivol intégré se débloque. Certains prestataires annoncent des tarifs de 50 centimes par demi-heure.

Une fois le trajet effectué, on referme l'antivol et la location s'arrête, où que l'on ait garé le vélo. Celui-ci est géolocalisé pour le prochain client, sur un modèle déjà éprouvé par des scooters, voitures et autres véhicules en autopartage.

"Aujourd'hui, avec un vélo connecté et des smartphones, on arrive vraiment à simplifier et à alléger toutes les contraintes", assure Laurent Kennel, directeur général d'ofo pour la France.

Cette entreprise chinoise fondée en 2014 revendique gérer "10 millions de vélos dans 180 villes et 15 pays" avec 65% de parts de marché en Chine.

Dans ce pays, le secteur devrait réaliser en 2017 un chiffre d'affaires d'environ 1,3 milliard d'euros, soit +736% en un an, selon le cabinet iiMedia Research Group de Hong Kong. De même source, le nombre d'usagers de vélos partagés en Chine atteindra les 209 millions cette année, contre 28 millions en 2016.

Le vélo sans station "a l'énorme avantage de ne rien coûter à la collectivité locale", fait valoir Benjamin Voron, directeur de la communication d'Indigo, gestionnaire français de parkings qui se développe dans les services de "mobilité individuelle".

Indigo vise avec ses vélos partagés "Indigo Weel" les "villes de 300.000 habitants ou plus" et va s'installer en premier à Metz à partir du 1er décembre. Le secteur "démarre très fort", juge-t-il: Indigo envisage 80.000 vélos déployés en France à la mi-2018.

- Concurrence déloyale? -

"La nuance avec les acteurs chinois, c'est qu'on détermine avec les villes les zones spécifiques pour déposer les vélos, que ça ne soit pas la pagaille complète", souligne M. Voron, alors que les autorités chinoises ont dû commencer à réguler une emprise problématique sur l'espace public.

Si Gobee.bike, d'origine hong-kongaise, a déjà déployé des dizaines de vélos verts à Paris, d'autres entrants, comme M. Kennel, disent vouloir "nouer un dialogue" avec les autorités avant de se lancer.

La société oBike, originaire de Singapour et déjà déployée dans une grande partie de l'Asie du Sud-Est, voudrait travailler à Paris dès ce mois-ci, mais elle souhaite obtenir l'accord de la municipalité "pour voir comment réguler cela, sinon ça va être chaotique", reconnaît Rudy Igoufe, son responsable pour la France. 

Concédant qu'il existe un "vide juridique" pour ce genre de système, Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris chargé des transports, a invité les représentants des opérateurs le 16 novembre.

"On est favorables à ces nouvelles offres mais il y a besoin d'organiser les choses et de les réguler", dit-il à l'AFP.

Car il s'agit aussi d'une nouvelle concurrence pour le Vélib'. Installé depuis 2007, ce service de vélo partagés en stations moyennant un abonnement annuel ou un ticket à la journée ou à la semaine est en train de changer d'opérateur, de JCDecaux à Smovengo, qui a remporté en début d'année un contrat de 600 millions d'euros pour 15 ans.

Les nouveaux entrants n'ont pas les mêmes frais ni les mêmes obligations de couverture. Soucieux d'"éviter une concurrence déloyale manifeste", M. Najdovski précise que ses services réfléchissent à "la possibilité d'une redevance d'occupation du domaine public, pour une activité qui est privée et lucrative". 

M. Kennel assure qu'ofo sera "complémentaire" des services déjà installés, mais Indigo, qui fait partie du consortium Smovengo, ne déploiera pas ses vélos à Paris, précise M. Voron.

 
10 commentaires - Les vélos en partage libre bousculeront-ils le cadre établi?
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    reglisse73 -

    je ne comprends pas les parisiens qui tolèrent autant de conneries , de la part de se personnage !!!!! la honte à ces bobos luxueux sur le dos des autres !!!!!

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    Mafiosi -

    je loue mon vélo à qui je veux et j'emmerde la Hidalgo !

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    giack -

    la réciproque est sans doute vrai

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    rabalam0 -

    La mairie de Paris réfléchit à la possibilité d'une redevance d'occupation du domaine public, car il ne faut surtout pas qu'une activité privée soit efficace, lucrative et satisfasse l'usager, ce qui pourrait représenter une concurrence déloyale pour le système peu efficace et coûteux dans lequel elle est empêtrée.
    Vu d'un autre point de vue, ne peut-on pas appeler cela un combat d'arrière-garde?

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    Mafiosi -

    parfaitement !

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    JON-DE-LIONNE -

    le 21 10 2017 à 19 20- Billet remis
    le 14 10 2017 à 15 53
    Quitte à être familier autant le faire en s'amusant !

    C'est Emmanuel qui contrecarre les plans de M. MACRON : ( sous l’oiel de M. LE MAIRE !)
    Et ces deux la se font la guerre par médias interposés !
    Et que j'te tacle, que j'te claquouille, que j'te bastringue les méninges, que j'te rebanique la citrouille !
    Et bing et bang et schplock et schplouk !
    Ils s'empoitraillent, s'endosquent et se bisquent... s'emparouillent les doizygues, se drasquent, se croupionnent, se pochetronnent en pleine poire, se dégueunillent et s'étripaillent. A qui mieux mieux ils s'emplatissent le colback, se frottillent la gidouille, se tamponnent le pilastre !
    Et bing ! Et bang ! Et bam ! et boum !
    Sans barguigner, ils se torgnolent, se clochebaquent la glandouille , se gravachent la musaraigne, se lézardent le cabochon, se troufignolent sans merci, à grands coups de gnons et d'horions dans le pifaillon.
    Ça gicle, ça naze, ça flipette, ça bichnouque...
    Et que j'te rapouille les beurzingues, que j'te calamine les berniques ! Que j'te ramone les branchies !
    Puis c'est le grand silence. Tous deux gisent sur le clavier de la place médiatique..... Le grand combat est terminé perdu d'avance, au centre on manque de convictions et les convictions se trouvent toujours en dehors des sentiers battus.

    jondelionne.wordpress.com

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    Mafiosi -

    on s'en fout ......

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    JON-DE-LIONNE -

    le 21 10 2017 à 19 15 Billet remis

    le 11 10 2017 à 12 30

    C'est tout de même pas compliqué à résoudre comme problème !

    A l'instar des états généraux de l’alimentation ( le gouvernement semble persuadé qu'en tenant les principaux acteurs : les agriculteurs à l'écart, le problème sera réglé !) et bien il faut procéder de la même façon et d'ailleurs poser les mêmes questions adaptées à la politique et à l'administration :
    - Comment rémunérer plus équitablement les politiques, les élus, les administratifs ?
    - Comment mieux intégrer la réalité des coûts des politiques, des élus, des administratifs ?
    -Comment accompagner la transformation de nos politiques, de nos élus, de nos administratifs ?
    -Comment mieux informer les électeurs ?
    - Comment renforcer la sécurité sanitaire intellectuelle en ce qui concerne les politiques, les élus, les administratifs ?
    -Comment favoriser l’accès du plus grand nombre à une information suffisante et saine en matière de dépenses publiques?
    -Comment soutenir des modes de fonctionnement des politiques, des élus, des administratifs plus responsables ?
    -
    jondelionne.wordpress.com

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    Mafiosi -

    on s'en fiche ......

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    [=pseudo.pseudo] -

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