Loi Travail : forte mobilisation et nouvelles violences...

Loi Travail : forte mobilisation et nouvelles violences...

avril 2016 France contre la loi Travail

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Boursier.com, publié le mercredi 15 juin 2016 à 06h35

Au moins 125.000 personnes ont défilé mardi contre la loi Travail, selon les autorités, tandis que la CGT a compté 1,3 million de manifestants... Des chiffres très divergents qui témoignent cependant d'une mobilisation élevée par rapport aux précédentes journées d'action contre le projet de loi El Khomri.

Le cortège parisien a été émaillé par de violents affrontements et des actes de vandalisme contre des commerces ainsi que l'hôpital Necker, qui soigne les enfants malades. 73 personnes ont été interpellées, dont 58 à Paris, et au moins 40 personnes ont été blessées, dont 29 policiers...

Pour cette neuvième journée de protestation contre la loi Travail, la CGT promettait une mobilisation "bien plus importante que les précédentes", et notamment celle du 31 mars dernier, première action d'envergure des syndicats, qui avait réuni 390.000 personnes en France, dont 26.000 à 28.000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur. Les syndicats avaient compté de leur côté 1,2 million de manifestants le 31 mars...

"Notre détermination reste intacte", affirme Philippe Martinez

Ce mardi, entre 500 et 600 autocars avaient été affrétés par les syndicats pour acheminer les manifestants jusqu'à Paris. Des manifestations ont en outre été organisées en province, notamment à Lyon, Rennes, Toulouse et Marseille.

Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, présent en tête du cortège parisien, a affirmé que "notre détermination reste intacte. Il faut que le gouvernement arrête son obstination et écoute les revendications et ceux qui contestent le projet de loi". "Que faut-il de plus au gouvernement pour se rendre compte que les Français ne veulent pas de la loi travail ?", a martelé Philippe Martinez. La CGT réclame toujours le retrait du texte, avant de le réécrire... De son côté, le leader de FO, Jean-Claude Mailly, a affirmé en début de journée qu'"il va y avoir beaucoup de monde aujourd'hui, ce n'est pas un baroud d'honneur". Interviewé en soirée sur 'i-TELE', M. Mailly a déclaré qu'il n'avait "jamais connu un gouvernement aussi fermé aux discussions" et "répétant tous les jours : ça ne bougera pas".

Dans la capitale, le cortège est parti à 13 heures 30 de la Place d'Italie. Les manifestants ont défilé le long de l'avenue des Gobelins puis du boulevard de Port Royal, du boulevard du Montparnasse, avant de rejoindre l'Esplanade des Invalides.

Des baies vitrées brisées à l'Hôpital Necker-Enfants malades

Mais peu après le départ de la manifestation, la préfecture de police repère "plusieurs centaines de personnes encagoulées", qui ont pris à partie les forces de l'ordre avec des jets de projectiles, notamment dans le secteur de Port-Royal. Les casseurs s'en sont pris à des vitrines de banques, de restaurants, de commerces et même à un centre d'imagerie médicale. Près de la station de métro Duroc, des baies vitrées du ministère des Outre-Mer, ainsi que de l'Hôpital Necker, spécialisé dans les enfants malades, ont été brisées. L'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé son intention de porter plainte et sur les réseaux sociaux, les réactions indignées se sont multipliées mardi soir contre ces dégradations.

La préfecture de police a annoncé mardi en soirée avoir procédé à 58 interpellations à Paris, tandis qu'au moins 29 policiers et onze manifestants ont été blessés. En outre, quinze autres personnes ont été interpellées ailleurs en France.

Grèves dans les transports, les écoles...

Du côté des grèves, Sud Rail et la CGT Cheminots ont poursuivi mardi leur mouvement entamé le 1er juin dernier afin de protester contre la loi Travail, mais aussi contre le projet d'accord interne sur le temps de travail. Le taux de grévistes est toutefois tombé à 7,3% (contre 17% le 1er juin dernier) mais était en hausse par rapport à lundi (un peu plus de 4%). En conséquence, le trafic a été perturbé, mais les conditions de circulation se sont améliorées, avec 9 TGV sur 10, 7 TER sur 10, 7 Transilien sur 10 et 6 Intercités sur 10. En région, les services de bus, tramways et métros ont aussi connu des perturbations.

Les syndicats d'enseignants appelaient également à se mobiliser pour le 14 juin. Ainsi, des perturbations ont été observées un peu partout en France. A Bordeaux par exemple, certaines garderies du matin dans les écoles maternelles sont restées fermées et le fonctionnement de certains restaurants scolaires a été modifié... Même chose à Nantes, où la ville avait toutefois mis en place un Service Minimum d'Accueil (SMA).

Les services publics en général ont été perturbés... A La Poste, l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL a appelé les salariés à se mobiliser, estimant que "ce texte n'est pas acceptable, notamment sur l'inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien dans l'emploi, l'assouplissement des licenciements économiques, le référendum et la médecine du travail, facteurs de destruction des garanties collectives et favorisant la précarité".

Enfin, rappelons qu'à Paris, la grève des éboueurs se poursuit, même si la maire, Anne Hidalgo, a fait état d'une nette amélioration de la situation...

 
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