Loi Travail : la semaine s'annonce tendue sur le plan social

Loi Travail : la semaine s'annonce tendue sur le plan social

mouvement 2016 contre la loi travail

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Boursier.com, publié le lundi 16 mai 2016 à 09h24

La semaine s'annonce tendue sur le plan social, alors que les syndicats demeurent opposés à la loi Travail. Ils ont appelé à deux journées de grèves et de manifestations, mardi 17 et jeudi 19 mai. L'intention est claire : bloquer le pays pour forcer le gouvernement à retirer son texte.

Blocage dans les transports

Dès ce lundi soir, les routiers ont été appelés à débrayer par la Fédération Transports de la CGT et Force Ouvrière notamment. "Ils craignent, qu'avec l'inversion de la hiérarchie des normes, demain les heures supplémentaires se discutent dans l'entreprise et que l'on assiste une perte de leur pouvoir d'achat", a expliqué ce lundi matin sur 'RTL', le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly. Ce dernier a prévenu que le mouvement pourrait durer "quelques jours", la grève étant reconductible.

Demain, les chauffeurs routiers devraient être rejoints par le transport aérien. Le syndicat CGT de Aéroports de Paris a en effet déposé un préavis de grève. "Dans les branches portuaires, principalement dans le remorquage, un appel à la grève illimitée à partir du 17 mai a été lancé à la demande des marins", ajoute la CGT. Par ailleurs, à la SNCF, les cheminots vont se mobiliser pour des raisons spécifiques. Toutefois, Sud Rail, troisième syndicat de l'entreprise, a appelé à une grève reconductible à partir du 18 mai, en citant le projet de réforme du Code du travail et le recours du gouvernement à l'article 49-3 de la Constitution parmi ses motifs de mécontentement. Même chose à la CGT où un préavis de grève reconductible et illimité a été déposé. Il couvre chaque semaine la période débutant le mardi à 19h00 et s'achevant le vendredi à 08h00. Ce préavis prendra effet le mardi 17 mai 2016.

L'exemple du CPE

Si l'exécutif a fait passer le texte en première lecture à l'Assemblée nationale, en ayant recours à l'article 49-3 de la Constitution, les syndicats assurent que rien n'est joué.  Ils rappellent qu'en 2006, bien que le Contrat première embauche ait été adopté dans les mêmes conditions, le gouvernement de Dominique de Villepin a finalement retiré la loi face à la pression de la rue.

 
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