Macron aux salariés de GM&S: "on fera le maximum"

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Emmanuel Macron (C) à son arrivée pour rencontrer des salariés de GM&S, l'équipementier automobile creusois menacé de liquidation, le 9 juin 2017 à Bellac

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© AFP, PASCAL LACHENAUD
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AFP, publié le vendredi 09 juin 2017 à 23h40

Emmanuel Macron est venu vendredi à la rencontre des salariés de GM&S, l'équipementier automobile creusois menacé de liquidation, promettant au cours d'un dialogue musclé de faire "le maximum" pour eux, même s'il n'est pas "le Père Noël".

Accueilli aux abords de la sous-préfecture de Bellac (Haute-Vienne) sous les huées, les cris et les sifflets, le chef de l'Etat a entamé le dialogue avec deux femmes, dont une employée de GM&S, au milieu d'une meute de micros et de caméras et sur fond de fumigènes et de cornes de brume, une scène rappelant sa rencontre avec les ouvriers de Whirlpool à Amiens lors de la campagne présidentielle.

Vivement interpellé par les salariés, il a souligné qu'il rencontrerait quelques instants plus tard leurs représentants à la sous-préfecture.

"On fait le maximum", a-t-il répondu à ses interlocutrices qui exigeaient "quelque chose de concret à la sortie".

"Madame, je ne suis pas le Père Noël, le concret, on le fera ensemble", a encore répliqué Emmanuel Macron, insistant toutefois: "Je vous promets qu'on fera le maximum"

"C'est une région qui va mourir M. Macron !", l'a encore interrompu un homme, évoquant les donneurs d'ordres de GM&S, Renault et Peugeot qui "gagnent des milliards".

"Ca n'est pas que ça la solution", a alors observé le président qui a également promis de suivre ce dossier au-delà des élections législatives. "Je suis élu pour cinq ans", a-t-il ainsi fait remarquer.

Mais "je compte sur vous aussi pour que, sur la base des solutions négociées, on y arrive", a-t-il enchaîné.

Emmanuel Macron s'est également défendu de se réfugier derrière son entourage et sa protection. "J'aurais pu vous laisser derrière des grillages, je ne l'ai pas fait" et "j'ai toujours procédé ainsi (...) je ne me suis jamais caché", a-t-il fait valoir dans une allusion avec sa rencontre avec les ouvriers de Whirlpool en avril.

Réponse de l'une de ses interlocutrices: "on vous attend à la sortie !".

Puis le président s'est enfermé peu avant 20 heures avec le représentants des salariés à la sous-préfecture, pour une réunion qui a duré une bonne heure, a constaté l'AFP. Il en est ressorti peu après 21H00 sans faire de déclaration.

A quelques minutes de rencontrer M.  Macron, Yann Augras, délégué CGT de GM&S, expliquait être venu "lui dire qu'on voudrait bien que les constructeurs (automobiles PSA et Renault clients de GM&S, NDR) et l'Etat arrêtent de se foutre de la gueule des salariés, parce que la comédie a assez duré, ça fait six mois qu'on est redressement judiciaire !"

"S'il y avait eu une réelle volonté de l'Etat et des constructeurs de faire venir des gens dans la discussion qui soient constructifs pour notre avenir on n'en serait pas là aujourd'hui", a-t-il lancé. Il a estimé que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a annoncé fin mai avoir obtenu des garanties de commandes en hausse de PSA et Renault s'était fait "rouler dans la farine".

"Il faut qu'on arrête de tuer l'industrie en France et notamment dans nos départements et nos régions qui sont déjà assez sinistrés, donc si Emmanuel Macron président n'a pas le pouvoir de changer ça, il faut qu'il fasse autre chose", en a-t-il appelé au chef de l'Etat.

GM&S Industry et ses 277 salariés, en redressement judiciaire depuis décembre, n'ont fait pour l'heure l'objet d'aucune offre ferme de reprise. Les salariés restent "déterminés" à faire pression sur les constructeurs pour un chiffre d'affaire qui intéresserait un repreneur, d'ici une audience prévue le 23 juin au tribunal de commerce de Poitiers, qui pourrait sceller la liquidation de l'entreprise, deuxième employeur privé de Creuse.

 
833 commentaires - Macron aux salariés de GM&S: "on fera le maximum"
  • Lao-tseu -

    Prétendre, pour occuper les écrans, en se saisissant à la place des instances compétentes d'un problème, traiter des causes immédiates du dernier événement au-lieu de se consacrer, selon son devoir, à la résolution de ses causes profondes et antérieures, est signe de la même incompétence et de la même vanité que celle qu'ont montrée les prédécesseurs de notre nouveau président

  • Lao-tseu -

    Dire "Je ne suis pas le Père Noël" révèle, plus grave que l'inexpérience, le mépris que l'on voue à l'intelligence de l'interlocuteur. Parce qu'il serait humble, celui-ci serait infantile ? Un signe de plus, hélas, que les choses démarrent bien mal.

  • Claude95 -

    je ne doute pas qu'il fera le maximum
    mais est -ce le rôle de l'état de sauver
    toutes les entreprises non rentables ou mal gérées?
    Le fait qu'il n'y ait aucun repreneur qui se manifeste
    est un signe de l'état de délabrement de cette usine

    albator1 -

    oui et quand ont est idiot on est prêt a donner toute les excuses possibles

  • quessaco -

    Oui Monsieur le Président . A part ça, quoi de neuf sous le soleil ?

  • jph1 -

    Quand vous voyez les images de cette entreprise et les salariés qui veulent tout casser, vous n'avez pas envie de mettre un centime dans cette entreprise, quand les syndicats auront compris çà la France ira mieux.

    albator1 -

    ouais et si demain il apprend qu'il va être au chômage puisque l'entreprise délocalise pour gagner plus d'argent il réagirait comment le bien pensant intelligent?, si il travaille bien sur ?

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