May plaide pour une période de transition de deux ans après le Brexit

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 Le calendrier du Brexit

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AFP, publié le vendredi 22 septembre 2017 à 23h53

Déterminée à relancer les négociations de sortie de l'UE, Theresa May a plaidé vendredi pour un Brexit "soft" avec une période de transition de deux ans et s'est engagée à honorer les engagements financiers britanniques vis-à-vis des Européens.

"Nous traversons une période critique" mais "quand on se rassemble, on peut aboutir à de bons résultats", a déclaré la Première ministre britannique, qui avait choisi le cadre de l'église-musée de Santa Maria Novella, à Florence (Italie), pour prononcer son premier grand discours sur le Brexit depuis celui de Lancaster House, à Londres.

C'était en janvier, et Theresa May professait alors un Brexit "dur" et une rupture "claire et nette" avec l'UE. Mais c'était aussi avant sa déconfiture aux législatives de juin et la difficile ouverture, dans la foulée, des négociations avec ses partenaires européens.

Soucieuse de rassurer ces derniers, Theresa May a longuement répété que, malgré sa sortie de l'Union européenne, le Royaume-Uni n'avait aucune intention de leur "tourner le dos". "La réussite de nos négociations est dans l'intérêt de tous", a-t-elle insisté.

Point clef de son discours, elle a proposé une période de transition d'"environ deux ans" après le Brexit - soit jusqu'en 2021 - pendant laquelle les relations liant l'UE au Royaume-Uni resteraient en l'état, afin de pouvoir assurer un divorce "en douceur et ordonné".

- May prête à payer -

Cette période d'ajustement offrirait au Royaume-Uni la possibilité de continuer à faire affaire librement avec le bloc européen, ce que réclament son ministre des Finances Philip Hammond et les milieux d'affaires, inquiets d'une sortie sans filet.

Sur le plan financier, un point essentiel des négociations, Mme May a promis d'"honorer" les engagements britanniques pris dans le cadre du budget européen en cours : "Je ne veux pas que nos partenaires craignent de payer plus ou de recevoir moins".

Reste qu'elle n'a donné aucun chiffre. Les Européens évaluent le montant à régler à entre 60 et 100 milliards d'euros en tenant compte de tous les projets dans lesquels Londres est partie prenante.

Quelques heures plus tard, l'agence de notation financière Moody's abaissait la note de la dette à long terme du Royaume-Uni en raison des incertitudes liées au Brexit.

La note de la dette britannique a été diminuée passant de Aa1 à Aa2 avec une perspective stable, a annoncé l'agence qui s'inquiète de "l'érosion probable de la solidité de l'économie du Royaume-Uni à moyen terme liée à son départ de l'Union européenne".

Sur une autre question centrale, celle des droits des citoyens européens, Mme May a voulu rassurer en affirmant que les tribunaux britanniques devraient se référer à l'accord de sortie et qu'elle voulait qu'ils "prennent en compte les jugements de la Cour de justice de l'UE" dans leurs décisions.

Ces propositions satisferont-elles les Européens ? Theresa May a fait montre d'un "esprit constructif", a reconnu le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier. Reste à "traduire (le discours) dans des positions de négociations pour progresser réellement", a-t-il dit.

Le Français a aussi relevé qu'elle n'avait pas apporté de clarifications sur la façon dont le Royaume-Uni entend procéder pour garantir les accords de paix en Irlande, une autre priorité des Européens.

Le président français Emmanuel Macron a pour sa part noté des "avancées" et des "ouvertures" dans les propositions de Mme May.

- "Doigt d'honneur" -

Côté britannique, le "discours de Florence" a été salué par la principale organisation patronale britannique, la CBI, pour laquelle "la voix des entreprises a été entendue".

La colère grondait en revanche chez certains Brexiters purs et durs, Nigel Farage en tête : l'ex-chef du parti europhobe Ukip a accusé Theresa May d'avoir fait un "doigt d'honneur monumental aux 17,4 millions de personnes" qui ont voté pour le Brexit.

Ces réactions illustrent la délicate position dans laquelle se trouve Theresa May, au défi de résoudre l'impossible équation de contenter les uns sans mécontenter les autres sur une question qui divise profondément, jusqu'au sein de son Parti conservateur, qui se réunira en congrès à partir du 1er octobre.

Elle doit aussi contenir ses ministres partisans du Brexit, en particulier le bouillonnant Boris Johnson, le chef de la diplomatie, qui a provoqué une mini-tempête en réclamant la semaine dernière une rupture franche avec l'UE. Depuis, il a fait amende honorable, allant jusqu'à saluer vendredi un discours porteur d'"une vision très séduisante".


Dans un éditorial, le quotidien The Guardian notait un changement de ton chez la Première ministre, voyant dans sa proposition d'une période de transition une approche plus "sobre" et "réaliste" de la complexité du dossier. 
 
6 commentaires - May plaide pour une période de transition de deux ans après le Brexit
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    chisostechjachjare -

    Cela s'appelle le beurre et l'argent du beurre. Elle ne voudrait pas le crémier en supplément ?

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    ajlbn -

    référence à l'article :

    Macron fête avec les protestants, "vigie de la République", les 500 ans de la Réforme


    Statut : en attente de publication

    Il y a moins d'une minute


    Le rôle de vigie de la République, en bonne laïcité, ne peut être confié, dévolu, à une obédience religieuse. C'est une faute, encore une. Les vigies, de bon sens, sont les citoyens, les lanceurs d'alerte, les philosophes, etc...car nous sommes tous dépositaires d'une parcelle de ce devoir et de ce pouvoir. Les religions sont et doivent rester dans la sphère privée, et fort heureusement ne sont pas obligatoires.

    La modération ORANGE oublie son rôle de neutralité et son devoir de faire circuler librement une parole qui est respectueuse de la charte. Pour mémoire, nous sommes dans un pays encore libre où le citoyen peut s'exprimer tant sur les religions que sur les décisions, actes et paroles de ses dirigeants. Cet avis abusivement rejeté en 4 mn sera repassé autant de fois que nécessaire, sur ce sujet et ailleurs si nécessaire. Cordialement.

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    Talite -

    La perfide Albion va encore rouler l'UE dans la farine!

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    mallko -

    J'espère qu'elle plaisante la rosbeefette; 60 à100 milliards ça fait une moyenne à 80; A moins qu'elle donne 20 milliards pendant 4 ans....
    Et si ce n'est que pour ne donner que 20, qu'on noie le tunnel!

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    colatre -

    Toujours gonflés à bloc les British. Ils veulent nous faire croire que la Grande-Bretagne
    est leader en Europe. Thereza May a bien du souci à se faire :L'Europe ne deviendra pas anglaise.
    Le Brexit est une connerie et nos amis anglais vont bientôt s'en rendre compte.

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