Menace d'un nouveau front des intermittents du spectacle

Menace d'un nouveau front des intermittents du spectacle

Action des intermittents au théâtre de l'Odéon le 25 avril 2016

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Boursier.com, publié le lundi 25 avril 2016 à 18h00

" De l'argent, il y en a, construisons de nouveaux droits ", proclame une banderole qui barre le fronton du Théâtre de l'Odéon. Alors que depuis dimanche soir, plusieurs dizaines d'intermittents, étudiants et militants de Nuit Debout occupent le haut lieu culturel de la capitale, la CGT-Spectacle et la Coordination des intermittents et précaires ont appelé à un rassemblement ce lundi, devant le ministère du Travail. Objet des négociations, censées aboutir avant jeudi : réduire les dépenses d'un système qui contribue à hauteur d'un milliard d'euros au déficit du régime général de l'assurance chômage.

Un effort de 105 à 185 millions d'euros

Mais pour le secrétaire général de la CGT-Spectacle, Denis Gravouil, il n'y a aucune chance qu'un accord, si accord il y a, respecte la contrainte d'économies fixée. Le cadrage financier, proposé le 24 mars par la partie patronale et signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (syndicats minoritaires dans le spectacle) impose un effort global de 105 à 185 millions d'euros d'économies, en année pleine, d'ici à 2018 aux intermittents. " Personne, même pas les employeurs, ne veut entrer dans le cadre des 185 millions, donc de toute façon on ne respectera pas la lettre de cadrage ", a affirmé Denis Gravouil à Reuters.

Le théâtre occupé jusqu'à mardi ?

Actuellement, ce régime spécifique qui est apparu en 1936, ne satisfait personne. Pôle emploi a recensé 256.000 salariés qui ont cotisé en 2014 au régime spécifique des intermittents du spectacle. Seuls 38 % d'entre eux ont été indemnisés pour avoir suffisamment cotisé. A la mi-journée, René Fontanarava, secrétaire national de la CFDT Culture, jugeait les négociateurs encore loin d'un accord.

Pour le moment, les militants ont demandé à l'administrateur de pouvoir occuper le théâtre jusqu'à mardi. Mais avec le risque de voir les festivals d'été de nouveau perturbés, les intermittents du spectacle espèrent pouvoir faire pression sur leurs employeurs et les pouvoirs publics.

 
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