Moralisation de la vie politique : le projet reporté d'une semaine

Moralisation de la vie politique : le projet reporté d'une semaine©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mardi 30 mai 2017 à 21h46

Le Premier ministre Edouard Philippe était l'invité du journal de 20H00 mardi soir sur 'France 2'. L'occasion pour lui de faire le point sur les premiers projets de loi en préparation, et de réaffirmer son soutien au ministre de la cohésion des territoires, Richard Ferrand, mis en cause par la presse dans une affaire immobilière mêlant vie professionnelle et privée.

Sans faire de lien avec l'affaire Ferrand, M. Philippe a annoncé que la présentation du premier projet de loi du septennat d'Emmanuel Macron, concernant de moralisation de la vie politique, serait présenté lors du Conseil des ministres du 14 juin. Il s'agit d'un léger report d'une semaine, le gouvernement ayant prévu initialement de le présenter avant les élections législatives, dont le premier tour se déroulera le 11 juin.

Un texte "innovant" et "compliqué à écrire"

Le ministre de la Justice François Bayrou a engagé la semaine dernière ce chantier de la loi sur la moralisation de la vie politique. Ce texte comprendra "des dispositions assez innovantes" qui rendent le texte "compliqué à écrire" car "on veut que le texte soit parfaitement conforme", a précisé Edouard Philippe pour justifier le léger décalage de sa présentation.

En 2010, la France pointait en avant-dernière position des 27 pays de l'Union européenne en matière de transparence de la vie publique, dans une étude publiée par l'ONG Transparency. Deux grandes lois ont cependant été votées pendant le quinquennat de François Hollande, à la suite de l'affaire Cahuzac, instaurant notamment les déclarations de patrimoine des parlementaires, la création d'un parquet national financier et d'une Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

E. Philippe comprend "l'exaspération" des Français face aux affaires

Interrogé au sujet de l'affaire Ferrand, le chef du gouvernement a estimé que le ministre de la cohésion des territoires pouvait rester au gouvernement, même s'il a ajouté qu'il avait "parfaitement compris et (pris) conscience de l'exaspération des Français, de leur émotion, de leur agacement devant ces mises en cause successives".

"Néanmoins, je voudrais dire que je me suis fixé des règles très claires comme chef du gouvernement", a poursuivi Edouard Philippe. "La première règle que je me fixe, c'est qu'un ministre qui sera mis en examen devrait démissionner. La deuxième règle que j'ai demandée, c'est d'être exemplaire dans leur attitude de ministre et lorsqu'y compris dans leur vie privée, ils s'expriment ou se comportent de façon privée. Cette exemplarité est voulue par le président de la République", a détaillé Edouard Philippe, avouant avoir "conscience que des usages ou comportements passés ne peuvent plus être tolérés".

Affaire Ferrand : les électeurs trancheront aux législatives

Vendredi dernier, Edouard Philippe avait indiqué que les législatives seraient le "juge de paix" de cette affaire, Richard Ferrand devant démissionner en cas d'échec dans le Finistère où il se présente. "Les électeurs de la circonscription dans laquelle Richard Ferrand se présente pourront dans deux semaines dire si, comme moi, ils ont confiance en Richard Ferrand, et ce sera le juge de paix, celui que personne ne peut dépasser en démocratie", avait estimé le Premier ministre.

De son côté, plus tôt dans la journée de mardi, Richard Ferrand a "réfuté et condamné tous les soupçons" dans les nouvelles révélations du 'Monde", qui l'accusait mardi de "mélange des genres" entre affaires privées et vie publique.
Jusqu'à présent, ni le Parquet national financier, ni le Parquet de Brest, ni le régulateur de l'assurance n'ont trouvé matière à se saisir des affaires touchant M. Ferrand.

Réforme du Code du Travail : les ordonnances publiées "avant la fin de l'été"

Edouard Philippe a également évoqué les consultations qu'il a entamées mardi sur la réforme du code du travail, se disant déterminé à faire adopter cette loi intégralement. Le Premier ministre a reçu mardi à Matignon les syndicats UNSA, Solidaires et l'association d'employeurs UDES, des partenaires sociaux non représentatifs au niveau national.

"Nous avons parfaitement conscience d'abord d'une détermination sans faille du président. Ensuite d'un sentiment d'urgence, de débloquer des verrous et qui du coup constituent des freins à l'embauche. Troisième chose c'est une ouverture complète au dialogue", a conclu le chef du gouvernement.

Edouard Philippe a précisé le calendrier de la réforme du code du travail, annonçant un projet de loi d'habilitation à légiférer par ordonnance pour "juillet" et les ordonnances publiées "avant la fin de l'été".

 
3 commentaires - Moralisation de la vie politique : le projet reporté d'une semaine
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    freelibre -

    bonjour les "engagements" de macron !! Onl avait dit qu'on ne serait pas "déçu" par "notre" énarque ,et ben c'est vrai !! Il a MENTI et rementi !!Les ordonnances sur le travail ?, c'était juré ;courant été 2017 ! résultat:renvoyé !!
    moralisation de la vie politique ;il avait dit ;;été 2017 !!résultat?? renvoyé en septembre et tutti-quanti
    c'est ce qu'on appelle "se prendre les pieds et les jambes dans une marmelade" infernale ! et si rajoute les "affaires ferrand,de sarnez,tourret etc etc la ,ca devient franchement détestable On croyait avoir du "jeune",du "beau",du "nouveau" la lune quoi ! Et on a "tout ça" !!!!en même pas 1 mois !
    C'est dire aussi,combien ce "mossieur" respecte ses engagements (et aussi,respecte si peu les français !!)

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    pigeonxxl38 -

    a quand la moralisation de banques si particulières aux procédés boursiers si particuliers mais ici je pense sincèrement pour éradiquer ces criminelles activités qu'il faudra compter en années lumière , en attendant l'écureuil passe l'épargnant trépasse !

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    FelixM -

    "le projet reportée" : les légendeurs d'Orange égaux à eux-mêmes...

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