Moscovici pas d'accord avec Sarkozy sur les déficits

Moscovici pas d'accord avec Sarkozy sur les déficits

Pierre Moscovici ministre Finances

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Boursier.com, publié le vendredi 05 février 2016 à 10h58

Pierre Moscovici a réagi vendredi matin sur Europe 1 au souhait de Nicolas Sarkozy, s'il revient à l'Elysée en 2017, de mettre en place un "contre-choc fiscal" de 25 milliards d'euros. Le commissaire européen aux affaires économiques et monétaires et ex-ministre des Finances a admis se devoir "à une certaine neutralité". "Je dis simplement que dans l'hypothèse ou il y aurait par exemple 25 milliards de baisses d'impôts faites à l'été 2017, il faudrait bien sûr qu'elles soient compensées immédiatement par des baisses concomitantes, par exemple de dépenses publiques, ou d'(autres) impôts", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Il faut bien en prendre la mesure parce que ça ne peut en aucun cas creuser le déficit", a-t-il ajouté. Le chemin de réduction des déficits publics doit se poursuivre, a-t-il indiqué, en soulignant que la France était un des trois seuls pays européens où ils sont encore supérieurs à 3% du PIB et qu'elle s'était engagée à le ramener sous ce seuil en 2017. "La réduction des déficits s'impose à tous", a conclu Pierre Moscovici.

Redémarrer la machine

Dans un entretien accordé aux 'Echos' cette semaine, l'ex-chef de l'Etat déroule son programme économique en cas de victoire à la présidentielle. "Compte-tenu de la gravité du décrochage de la France, un contre-choc fiscal est indispensable. Il faut faire redémarrer la machine économique au plus vite. Un programme de baisse d'impôts et de charges sociales d'au moins 25 milliards d'euros devra être voté dès l'été 2017", déclare Nicolas Sarkozy au quotidien économique.

Il propose une baisse de 10% de l'impôt sur le revenu qui, votée à l'été 2017, "bénéficierait à tous les contribuables pour leur impôt payé en 2018, soit 7 milliard d'euros rendus aux Français". A cela, s'ajouterait, pour favoriser l'activité, l'investissement et les créations d'emplois, "une baisse des charges sur le travail et la suppression de l'ISF. Concernant les charges, il propose de transformer les 17 milliards du crédit impôt compétitivité et emploi (CICE)en véritable baisse de charges patronales.

 
11 commentaires - Moscovici pas d'accord avec Sarkozy sur les déficits
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