Pour le moment, le "Brexit" n'a pas d'impact sur l'économie française

Pour le moment, le "Brexit" n'a pas d'impact sur l'économie française

Londres Big Ben Métro

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Boursier.com, publié le lundi 04 juillet 2016 à 11h05

"Les choses iront encore mieux l'année prochaine", si le "Brexit" n'a pas d'impacts trop négatifs sur la croissance européenne et française, a fait valoir ce lundi matin sur 'Europe 1', le ministre des Finances, Michel Sapin. "Aujourd'hui, il n'y en a pas encore, ce sont des effets de moyen et long terme", a-t-il ajouté.

"Incertitude terrible"

Actuellement, le gouvernement vise une croissance économique de 1,5% en 2017, mais le ministre craint les effets liés à l'incertitude pour les entreprises françaises, ajoutant cependant que cette incertitude est "surtout terrible pour la Grande-Bretagne". "Plus l'incertitude dure, plus les difficultés économiques seront grandes", a-t-il ajouté.

La Commission européenne se montre plus optimiste que Bercy, visant un PIB à +1,7% l'an prochain, selon ses prévisions de printemps. Bruxelles avait toutefois mis en garde contre les incertitudes "géopolitiques". "La reprise des investissements repose notamment sur la poursuite de l'amélioration de la confiance des entreprises, qui doit encore se matérialiser", indiquait-elle.

Impact difficilement chiffrable

Pour le moment, il est encore difficile de chiffrer l'impact économique du "Brexit" sur la France, même si Euler Hermès a récemment tenté l'exercice. Selon des analystes interrogés par Reuters au lendemain du scrutin, à court terme, la reprise ne serait pas affectée. Par la suite, ils estiment que le ralentissement de l'économie britannique et la dépréciation de la livre sterling consécutifs au Brexit pèseront sur les échanges commerciaux avec l'Hexagone.

Selon les données de 'France Diplomatie', le Royaume-Uni est le cinquième marché tricolore à l'exportation (30 milliards d'euros) et le huitième fournisseur de la France (19 milliards). Inversement, la France est le cinquième client et le cinquième fournisseur du Royaume-Uni avec un peu moins de 6% des parts de marché. D'après Euler-Hermès, les machines, l'agroalimentaire et la chimie seraient les secteurs les plus touchés.

L'activité touristique risque aussi d'être touchée : la dépréciation de la monnaie engendre pour les Britanniques une perte de pouvoir d'achat. Or, en 2014, le Royaume-Uni était le deuxième client de la France, juste derrière l'Allemagne avec 11,8 millions de touristes et 79,7 millions de nuitées.

 
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