Presse : Donald Trump n'aime pas les journalistes, mais il fait vendre

Presse : Donald Trump n'aime pas les journalistes, mais il fait vendre

New York Times

A lire aussi

Boursier.com, publié le vendredi 17 février 2017 à 14h24

La dernière conférence de presse de Donald Trump à la Maison blanche jeudi s'est transformée en règlement de compte avec les médias.

Le président américain a dénoncé la couverture "malhonnête" de son premier mois à la Maison blanche, accusé les journalistes d'ignorer les sondages le créditant de 55% d'opinions favorables (46% selon la dernière enquête Reuters/Ipsos) et récusé les questions sur les liens entre la Russie et ses équipes.

Malhonnêteté

Interrogé sur les présumés contacts répétés entre des membres de son équipe de campagne et les services de renseignement russes, rapportés mardi par le New York Times après la démission de Michael Flynn, il a dénoncé des fuites "illégales" d'information et démenti tout contact. "La presse est incontrôlable", a-t-il déclaré. "Le niveau de malhonnêteté est incontrôlable." Interrogé ensuite par les journalistes présents dans la salle, il a passé son temps à leur demander s'ils étaient "amicaux" avant de les interroger, décernant bons points aux uns et mauvais points aux autres.

Donald Trump a chamboulé le monde de la presse aux Etats-Unis, avec des ventes en hausse sensible depuis la fin de la campagne électorale qui a propulsé l'homme d'affaires jusqu'à la Maison blanche, alors qu'il n'était pas favori...

Ses attaques constantes contre les médias traditionnels, accusés de travailler pour l'opposition démocrate, ou de propager de fausses informations, ont paradoxalement redonné des envies aux lecteurs... Ce phénomène avait déjà été observé pour 1984, le célèbre roman d'anticipation de George Orwell, dont les ventes ont décollé depuis l'élection du 8 novembre...

Les abonnés reviennent

Au cours du dernier trimestre 2016, en pleine campagne électorale, les éditions numériques du 'New York Times' ont enregistré un nombre record de 276.000 abonnés supplémentaires. Sur le trimestre en cours, les revenus publicitaires de ses éditions en ligne ont bondi de 10 à 15% et la société table sur 200.000 abonnements supplémentaires...

Le journal fait partie des cibles favorites du président des Etats-Unis. Sur son compte Twitter, il attaque régulièrement le titre, en lui accolant l'adjectif "failing" (défaillant).

Le 'Wall Street Journal' a attiré de son côté 113.000 abonnements numériques de plus au cours du dernier trimestre d'exploitation, en progression de 12%. Il avance des chiffres encore plus positifs pour le mois de janvier, marqué par l'entrée en fonction de Donald Trump à la Maison blanche.

Autre journal qui bénéficie de cet "effet Trump', le 'Financial Times' affiche 6% d'abonnements numériques en plus au quatrième trimestre 2016 (à 646.000). Le réseau USA Today Network et ses 109 journaux locaux a engrangé sur la même période 26% d'abonnements supplémentaires, à 182.000.

Contre les "fake news"

Les lecteurs semblent notamment apprécier le virage de ces titres traditionnels en faveur de la vérification des informations. La campagne a en effet été marquée par les accusations du camp Trump sur le thème des "fake news", ces fausses rumeurs qui ont amené Facebook, Google et d'autres acteurs des réseaux sociaux à réfléchir à leur implication dans la propagation de fausses nouvelles.

Après la campagne, le 'Wall Street Journal' communiquait ainsi sur sa couverture "produite, éditée et vérifiée dans une véritable salle de rédaction". Le 'New York Times' a lancé en janvier une campagne publicitaire avec le slogan "La vérité a besoin de votre soutien."

 
4 commentaires - Presse : Donald Trump n'aime pas les journalistes, mais il fait vendre
  • petipat -

    TRUMP n aime que lui et encore???????????????????

  • ninas -

    Quand le journalisme devient une vague de propagande...

  • zemat -

    il n'est pas le seul : quand le journalisme est à pensée unique et obligatoire, comme en france, il n'y a pas de quoi avoir du sentiment

  • canard45 -

    Trump, avec ses fausses infos, ses faits "alternatifs, ses contre vérités, va redonner le goût des informations vraies et vérifiées, les bons journalistes ont un véritable avenir devant eux. Sans eux, nous ne saurions rien des magouilles des politiciens.

  • [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]