Réforme du code du travail: la CGT prête à programmer une nouvelle mobilisation

Chargement en cours
 Chiffres du nombre de manifestants dans les principaux défilés contre contre la réforme du Code du travail

Chiffres du nombre de manifestants dans les principaux défilés contre contre la réforme du Code du travail

1/5
© AFP
A lire aussi

AFP, publié le jeudi 21 septembre 2017 à 20h22

Plus de 130.000 opposants à la réforme du code du travail ont battu le pavé jeudi, à la veille de la présentation des ordonnances en conseil des ministres, dans l'espoir d'infléchir la position du gouvernement, une mobilisation en baisse par rapport à la semaine dernière.

"132.000" personnes ont défilé dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur, "plusieurs centaines de milliers", a assuré de son côté la CGT, sans donner de chiffre précis. Son secrétaire général, Philippe Martinez, a toutefois reconnu sur Franceinfo que le nombre de manifestants avait été "un peu inférieur" au 12 septembre. 

Mais "le mécontentement est là, la mobilisation est là" et "il n'y a aucune raison de s'arrêter, bien au contraire", a-t-il insisté.  

Le 12 septembre, entre 223.000 et 500.000 personnes (chiffres police et CGT) avaient défilé dans toute la France.

Le syndicat compte programmer "dans les meilleurs délais" une "nouvelle journée nationale d'actions" et la situation "exige que nous réfléchissions avec l'ensemble des confédérations", a déclaré M. Martinez.

Opérations escargots et blocages d'autoroutes avaient lancé cette deuxième journée  de mobilisation et les quotidiens nationaux étaient absents des kiosques, avant les premières manifestations organisées à l'appel de la CGT, Solidaires et de l'Unef.

"Fainéants de tous les pays, unissez-vous", "Séparation du pouvoir et du Medef" ou encore "La loi Macron, c'est pour les patrons": à Paris, Rennes, Nîmes, Marseille ou Caen, les slogans et pancartes rivalisaient de créativité. Mais la mobilisation était en retrait, en régions comme à Paris, selon les chiffres recueillis par l'AFP auprès des organisateurs et des autorités.

A Paris, où la tour Eiffel n'a été ouverte à la visite que jusqu'au deuxième étage en raison de la grève et devait fermer plus tôt, 16.000 manifestants ont défilé selon la police, 55.000 selon la CGT (24.000 à 60.000 le 12 septembre).

Dans les manifestations, flottaient les drapeaux des syndicats organisateurs mais aussi de FO, de la CFDT, de la CFTC et de la CFE-CGC, dont les centrales n'ont pas appelé à se mobiliser. 

A Perpignan, Bernard, un retraité de la Poste, est venu parce que "le projet brutal de Macron est antisocial et antidémocratique. Sous ses dehors jupitériens, il nous cache quelque chose de thatchérien". 

Dans la plupart des cortèges, étaient également très présents les représentants de La France Insoumise, qui prévoit une manifestation samedi contre le "coup d'Etat social" que représente cette réforme. "Ce n'est qu'un début", a lancé à Paris Jean-Luc Mélenchon.

Des jets de projectiles et des dégradations ont été constatés dans le défilé parisien. Une personne a été interpellée. Douze autres à Nantes.

Jusqu'à présent, le chef de l'État s'est montré déterminé à faire aboutir une réforme applaudie par le patronat, et qui reprend certaines de ses promesses de campagne.

- 'La rue, c'est aussi la démocratie' -

Depuis New York, il avait tranché : "La démocratie, ce n'est pas la rue", une phrase qui a agacé politiques et syndicats, tout comme celle sur les "fainéants", lancée le 12 septembre. "La rue, c'est aussi la démocratie", a rétorqué Philippe Louis, président de la CFTC.

Les syndicats s'inquiètent notamment d'une baisse des moyens accordés aux représentants du personnel, du plafonnement des indemnités prud'homales ou de la possibilité de passer outre les syndicats pour négocier dans les entreprises de moins de 50 salariés.

S'il y a consensus entre les syndicats pour dire que cette loi risque d'affaiblir les droits des salariés - une vision que partagent les Français selon les sondages -, ils ne sont pas arrivés à faire front commun.

"Je suis convaincu qu'il y a une attente des salariés, des travailleurs, des jeunes pour qu'il y ait unité", a dit M. Martinez à la radio. 


Après le "coup de semonce" lundi dernier des syndicats routiers CFDT et CFTC, leurs homologues CGT et FO vont prendre le relais lundi prochain, avec une grève reconductible, qu'ils promettent "massive".

Emmanuel Macron, en baisse dans les sondages, sera confronté à d'autres mouvements dans les prochaines semaines, après avoir annoncé une série de mesures d'économies impopulaires : d'abord la manifestation des retraités le 28 septembre contre la hausse de la CSG, puis celle des fonctionnnaires, le 10 octobre, opposés aux suppressions de postes prévues ou à la réinstauration du jour de carence.

 
93 commentaires - Réforme du code du travail: la CGT prête à programmer une nouvelle mobilisation
  • avatar
    raven -

    "les opposants moins nombreux...." doux euphemisme ....et vraie plaisanterie....???

    ne restent que ceux qui n'ont toujours pas comprix que la cgt des fonctionnaires ne protege que la cgt et se fiche eperfuement des "travailleurs ...."
    sa seule peur est que cette loi , au final, l'exclue totalement des discussions avec la direction des entreprises...et qu'elle ne puisse plus avoir la barre sur qui que ce soit ..sauf ses rares afficionados !!
    le reste de la loi etant totalement accessoire

  • avatar
    patrice40 -

    Formidable mobilisation !!!!....Si Martinez veut encore faire des manifs c'est normal il est payé pour ca mais il est évident qu'il reste le seul avec une poignée de ses amis fonctionnaires a croire au social communisme des années 30 qui nous a amené là où on en est aujourd'hui mais que l'immense majorité des gens ont envie de travailler et de redresser le pays...

  • avatar
    tepfelechisser -

    c'est normal, le gouvernement a pris soin de casser le front syndical ...

    avatar
    patrice40 -

    Non en fait tous les syndicats étaient autour de la table pour rédiger ces ordonnances....seul Martinez et ses troupes n'ont pas compris que ce pays devait sortir du carcan des années 30 et s'adapter aux réalités du 21eme siecle...

  • avatar
    papyjeannot -

    Certains vu les avis ci-dessous se félicitent de la baisse de mobilisation annoncée, claironnée par les médias au grand plaisir certainement du Gouvernement..; On sait les relations entre médias tenus par les grands groupes financiers et l'Etat.Même la télé publique payée par notre redevance.
    Attendez la suite, grève des transports à partir de lundi(faites votre plein d'essence..) , 28 manif des retraités, 10 octobre tous les syndicats de la Fonction Publique même UNSA et CFDT dans le mouvement..;

    avatar
    surgod52 -

    même pas de stress , les moutons suivent Martinez de moins en moins , car ils s'aperçoivent que ce Mosieur a simplement peur de perdre sa place rémunératrice , alors que vous , vous perdez une journée

    avatar
    gillouxdu60 -

    vous pouvez être fière de toute ses manifs qui empoisonne le monde Si la France est dans une telle situation financière s'est la faute en parti à tout ses agissements de braillard qui nous mène la faillite

    avatar
    tepfelechisser -

    depuis trop longtemps Martinez a confondu le pouvoir de négocier avec celui de nuire ... il faut que ça cesse !

    avatar
    patrice40 -

    La fonction publique bien sur non concernée par cette loi mais qui doit se trouver une occupation ne dit'on pas une journée d'action....là aussi un grand coup de balais s'impose :Ministéres Régions Conseils généraux Sous Préfectures etc etc qui pourrait servir a renforcer les effectifs administratifs des corps constitués

  • avatar
    velo120 -

    Le pouvoir c'est le gouvernement qui l'exerce c'est comme ça en démocratie. Ceux qui sont dans la rue ne sont pas des démocrates, ils contestent la décision des urnes. Une question, pensez vous un seul instant si les amis de Mélanchon étaient au pouvoir , est ce qu'il laisserait l'opposition manifester ? je ne le pense pas, partout ou la gauche extrême et ses alliés exerce le pouvoir c'est une dictature .
    J'espère qu'enfin un gouvernement tiendra ses promesses face à ces gauchos, professionnels de la contestation, CGTistes, autonomes, anarchistes et autres écologistes

    avatar
    papyjeannot -

    les syndicats ont un rôle prévu dans la Constitution !! Voyez leur rôle en Allemagne avec un patronat plus intelligent et moins sectaire !!! Il est vrai que c'est un pays baigné par les valeurs du Protestantisme....

    avatar
    papyjeannot -

    et le dictature de "l'argent Roi" du profit à tout prix ???? Pinochet, Péron, Vidéla, tous ces roitelets soutenus par les USA, des démocrates ???

    avatar
    papyjeannot -

    Quelle légitimité a un Président ayant recueilli 12 % de suffrages de la part du corps électoral. 50 % d'abstention, plus de nombreux votes blancs et nuls sans compter tous ceux qui ne sont pas inscrits !!
    Certains malheureusement se réveillent un peu tard et le font savoir !!!

    avatar
    surgod52 -

    à papy et le refrain du petit score ! car votre leader , lui a fait combien pour être plus "légitime" que Macron et en bon démocrate vous voulez me l'imposer ? Au fait un match de foot , 1 à 0 , c'est gagné ? perdu ? faut rejouer ? alors 4ème vous pensez !

    avatar
    gillouxdu60 -

    papyjennot vous qui tirez des éloge aux syndicats allemand le nombre d'heure travailler en Allemagne en comparaisons de la France

    velo 120 je rejoint votre commentaire

  • avatar
    [=pseudo.pseudo] -

    [=reaction.title]

    [=reaction.text]

avatar
[=pseudo.pseudo] -

[=reaction.text]