Réforme du travail : pour Martinez les salariés doivent réagir

Réforme du travail : pour Martinez les salariés doivent réagir

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, arrive avec une délégation pour s'entretenir avec le Premier ministre, à Paris, le 24 juillet 2017

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AFP, publié le lundi 24 juillet 2017 à 12h42

Philippe Martinez (CGT) a appelé lundi les salariés à "réagir" à la "casse du code du travail" envisagée, selon lui, par le gouvernement, rappelant que son syndicat est "opposé à 99%" des pistes envisagées par l'exécutif.

"Ils ont décidé de casser le code du travail, qu'il y ait moins de droits pour les salariés, il faut que les salariés réagissent", a déclaré M. Martinez devant la presse en sortant d'une rencontre à Matignon avec le Premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Il a rappelé l'appel de la CGT "à une journée d'action le 12 septembre".

Ce mot d'ordre de grève et de manifestations "donne le ton par rapport aux craintes que nous avons, de ce que nous avons retenu de nos entretiens avec les services de la ministre" du Travail au cours des six dernières semaines, a-t-il dit. Comme les autres partenaires sociaux, son syndicat a été reçu six fois par le cabinet de Mme Pénicaud.

La rencontre de lundi a été "l'occasion pour nous de réaffirmer notre opposition à 99% (...) de ce que nous avions entendu durant ces six heures de discussion", a rapporté M. Martinez, qui attend désormais le texte des ordonnances pour "y voir plus clair".

Le syndicaliste estime notamment que "la place de la branche" professionnelle "n'est toujours pas réaffirmée" et qu'à l'avenir, "l'accord d'entreprise remplacera le contrat de travail". "Pour des salariés, très concrètement, qui refuseront une augmentation du temps de travail ou une diminution de salaire prévue dans un accord d'entreprise, ce sera le licenciement", anticipe-t-il.

Concernant le futur barème des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, "le juge ne pourra plus statuer en fonction de la situation réelle du salarié", déplore-t-il.

Sur le "CDI de chantier", que le gouvernement veut étendre au-delà du secteur de la construction, "ça va renforcer la précarité", juge-t-il, tout en appelant à "plutôt légiférer sur la diminution du recours à l'intérim". Le contrat de chantier est un contrat à durée indéterminé qui se termine une fois un chantier achevé.


Philippe Martinez ne voit aucune avancée, tout au plus des "reculs dans les reculs", comme la hausse annoncée des indemnités légales de licenciement. Et si M. Philippe et Mme Pénicaud lui ont assuré qu'ils avaient "retenu des propositions de la CGT", il n'y voit qu'un trait "d'humour" du Premier ministre.

jah/cel/nth

 
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