Royaume-Uni : les marchés financiers suspendus au scrutin de jeudi

Royaume-Uni : les marchés financiers suspendus au scrutin de jeudi©Boursier.com
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Boursier.com, publié le mercredi 07 juin 2017 à 21h24

Les marchés financiers retiennent leur souffle avant l'élection législative de jeudi au Royaume-Uni, dont l'issue s'annonce bien plus incertaine que prévu pour le gouvernement conservateur de Theresa May.

A la Bourse de Londres, l'indice Footsie 100 a cédé mercredi 0,62%, tandis que la livre sterling a progressé de 0,3% à 1,2951$. Les analystes financiers estiment cependant que la devise britannique reculerait si le parti conservateur perdait des sièges à la Chambre des Communes, et qu'elle subirait une chute encore plus prononcée s'il perdait sa majorité absolue...

Les négociations du Brexit retardées en cas de majorité relative ?

Les analystes sondés par l'agence 'Bloomberg' estiment que dans ce dernier cas, la livre pourrait chuter jusqu'à 1,20$, soit une baisse de 7,3% par rapport à son niveau actuel. L'hypothèse médiane des analystes se situe à 1,2350$, soit un potentiel de baisse de 4,6%.

La livre a abandonné environ 13% depuis le référendum du 23 juin 2016, qui a tourné en faveur du Brexit. La devise britannique a cependant rebondi par rapport à son plus bas de 1,2047$, atteint en janvier dernier, dans l'espoir que les négociations sur le Brexit pourront déboucher sur un accord favorable à Londres.

Or, si la Première ministre devait se contenter d'une majorité relative à la Chambre des Communes, cela fragiliserait sa position et pourrait compliquer et retarder les négociations en vue du Brexit, estiment les observateurs.

Les attentats ont fragilisé la position de Theresa May

Lorsqu'elle a convoqué ce scrutin anticipé, le 18 avril, Theresa May pouvait espérer élargir la majorité de 330 députés dont dispose le Parti conservateur à la Chambre des communes. Son objectif était d'obtenir une majorité lui permettant de négocier le Brexit en position de force. Mais l'enchaînement d'attentats terroristes en Grande-Bretagne (Manchester, puis Londres le week-end dernier) a brouillé la donne et placé au premier plan, non plus le Brexit, mais les questions sécuritaires.

Le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn a même appelé Theresa May à démissionner, l'accusant d'avoir piloté une réduction des effectifs de la police durant les six années où elle a été ministre de l'Intérieur. Mme May a démenti ces critiques, affirmant que le budget de la lutte antiterroriste avait été sanctuarisé et que la police avait obtenu les moyens dont elle avait besoin dans ce domaine. Mercredi, la Première ministre a lancé un nouvel appel aux Britanniques, leur demandant de lui accorder leur soutien afin qu'elle puisse défendre les intérêts britanniques à Bruxelles dans les prochains mois.

Des sondages britanniques parfois peu fiables

Les sondages des trois dernières semaines ont fait état d'un recul du parti conservateur, même si la plupart d'entre eux continuent de prévoir une victoire des Tories aux législatives. Cependant, mercredi, une enquête de l'institut YouGov a montré que le parti conservateur pourrait perdre sa majorité absolue : les Tories sont ainsi crédités de 42% des intentions de vote, mais ils n'obtiendraient que 302 des 650 sièges de la chambre basse du Parlement britannique, estime YouGov sur son site. Le Parti travailliste obtiendrait 38% des suffrages et disposerait de 269 députés.

A noter que les chiffres des sondages britanniques sont à prendre avec une grande prudence depuis l'échec des sondeurs à prévoir le Brexit il y a un an, d'autant plus que l'avance accordée au Parti conservateur varie de un à 12 points d'indice, selon les instituts.

 
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