Start-ups : Comment la France peut-elle retenir et soutenir ses "Licornes" ?

Start-ups : Comment la France peut-elle retenir et soutenir ses "Licornes" ?

Les bureaux de Bpifrance.

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Boursier.com, publié le jeudi 07 juillet 2016 à 16h28

Si la France ne veut pas voir fuir ses "Licornes" - ces start-ups valorisées à plus d'un milliard d'euros - elle va devoir réformer en profondeur son industrie du "capital-risque", prévient le Conseil d'analyse économique dans une note publiée ce jeudi.

Le CAE rappelle que le capital-risque correspond aux financements apportés par des fonds en fin d'amorçage et durant les phases de démarrage et de croissance d'une start-up. Il permet ainsi aux entreprises prometteuses d'accélérer leur innovation.

Du chemin reste à parcourir

En la matière, la France a fait des progrès, mais cela demeure insuffisant. L'an dernier, le "capital-risque" a totalisé 484 opérations pour un montant total de 1,81 milliard d'euros d'investissements, "soit le double du montant investi en 2014", souligne le CAE. En nombre d'opérations, la France est le deuxième pays le plus dynamique d'Europe.

Un réseau de "Business Angels" à développer

En revanche, elle se situe en troisième position en termes de montants investis, derrière l'Allemagne car elle réalise de plus petites opérations. Le CAE pointe ainsi du doigt la faiblesse du réseau de "Business Angels", ces particuliers qui investissent dans les entreprises innovantes. "L''investissement moyen d'un BA français est 2 fois moins important qu'un BA anglais et 2,5 fois moins important qu'un BA allemand", souligne le CAE. A cela s'ajoutent des performances inférieures à la moyenne européenne.

La BPI doit être protégée de la sphère politique

Le Conseil fait également part de ses inquiétudes concernant le rôle de certaines institutions. Ainsi, la Banque publique d'investissement qui suit les entreprises tout au long de leur vie, est aujourd'hui indépendante mais le CAE estime qu'elle n'est pas "à l'abri de pressions politiques futures". Par ailleurs, l'efficacité des dispositifs d'aide au financement et à l'innovation sont souvent critiqués, par des institutions comme la Cour des comptes. " Si la politique industrielle peut être justifiée par des défaillances de marché, il est aussi bien connu que l'État n'a pas de compétences particulières pour sélectionner et accompagner les futures licornes", résume le CAE.

Un cadre fiscal encourageant pour les investisseurs

Le Conseil recommande donc de mettre BPI France à "l'abri d'une capture par le monde politique" et d'"articuler son activité avec le Commissariat général à l'investissement pour optimiser l'intervention publique et son évaluation". Une plus forte implication de la communauté scientifique dans le monde de l'innovation ainsi que la simplification de l'accès des investisseurs étrangers aux fonds de capital-risque via une fiscalité attractive font également partie des préconisations du CAE.

 
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