Un rapprochement entre Alstom et Siemens semble se dessiner

Un rapprochement entre Alstom et Siemens semble se dessiner

Le siège d'Alstom à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le groupe a confirmé des discussions avec Siemens sur un "possible rapprochement" dans les transports

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AFP, publié le vendredi 22 septembre 2017 à 19h11

Le scénario d'un rapprochement entre le français Alstom et l'allemand Siemens, évoqué puis avorté en 2015, semble cette fois se dessiner, puisque le producteur du TGV a confirmé vendredi des "discussions en cours" sur "un possible rapprochement" dans le secteur ferroviaire.

Dans un communiqué de presse diffusé vendredi, "Alstom confirme l'existence de discussions avec Siemens relatives à un possible rapprochement entre Alstom et la division Mobility de Siemens".

Le groupe souligne toutefois qu'"aucune décision finale n'a été prise, les discussions sont en cours et aucun accord n'a été conclu".

Il pourrait être annoncé mardi, date à laquelle est prévu un conseil d'administration d'Alstom, croit savoir Le Monde, mais Alstom n'a pas souhaité commenter cette information.

Selon le quotidien, "au moment où le président (Emmanuel) Macron plaide pour un renforcement de l'axe franco-allemand, cette alliance du type +Airbus du ferroviaire+ bénéficie du soutien des pouvoirs publics français. +Cette opération se discute entre la chancellerie et l'Elysée+, relate un bon connaisseur de l'opération".

"Un émissaire" de Paris a récemment rencontré la chancelière allemande Angela Merkel sur ce sujet, qui briguera dimanche un quatrième mandat et lui aurait donné "son feu vert pour approfondir le dossier", indiquent les Echos.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a estimé vendredi soir sur France Info "qu'une consolidation serait une très bonne chose".

"Je pense qu'on a besoin d'une consolidation dans le secteur ferroviaire" face à la montée en puissance d'entreprises en Chine, a-t-elle précisé.

Un rapprochement entre Siemens et Alstom avait déjà été étudié en 2015, mais le groupe français s'était finalement allié à l'américain General Electric, lui cédant son pôle énergie pour un montant de 9,7 milliards d'euros.

- Coentreprise -

Ce projet refait surface alors que le conglomérat allemand Siemens négocie depuis des mois avec le canadien Bombardier.

Des rumeurs de discussions entre les groupes ferroviaires européens sont régulièrement évoquées.

Siemens pourrait ainsi confier à Alstom ses activités ferroviaires "en échange d'une large part dans le groupe français", mais les deux groupes "pourraient aussi envisager des coentreprises", soit un scénario proche de celui discuté avec Bombardier, avec deux entreprises communes dans le matériel ferroviaire et la signalisation, selon l'agence Bloomberg.

Selon les informations du Monde, "Siemens, conseillé par BNP Paribas, envisage d'apporter à Alstom (épaulé par Rothschild) ses activités ferroviaires, à la fois le matériel roulant et l'activité signalisation. Ces apports seraient valorisés autour de 7 milliards d'euros. En échange, (Alstom) lancerait une augmentation de capital réservée au conglomérat allemand".

"Alstom pesant 7 milliards d'euros en Bourse, Siemens pourrait ainsi obtenir, selon la prime consentie par le groupe allemand et les valorisations retenues, entre 45% et 50% du capital du français", continue le quotidien du soir.

En mai, lors de la présentation des résultats annuels du groupe, le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge avait jugé que la création d'un "Airbus du ferroviaire", qui regrouperait des constructeurs ferroviaires européens, "serait d'une complexité inouïe".

"Néanmoins, ça n'est pas parce que je conteste l'expression elle-même que je conteste l'idée qu'une certaine consolidation devra se passer (..) en Europe. Mais ça se fera progressivement", avait-il souligné.

 
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