Walt Disney reprend le contrôle complet de Disneyland Paris

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Une vue de l'artère principale de Disneyland Paris le 16 mars 2017. Walt Disney a repris le contrôle complet de son parc d'attraction en difficulté

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© AFP, BERTRAND GUAY
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AFP, publié le mardi 13 juin 2017 à 16h32

Walt Disney a repris le contrôle complet de Disneyland Paris, son parc d'attraction en difficulté, après la réussite d'une offre publique d'achat annoncée mardi, qui marque la fin de 25 ans de dégringolade boursière.

La maison-mère américaine, qui détenait auparavant près de 86% du capital de sa filiale française cotée à Paris, avait annoncé en février le rachat des 14% restant, synonyme de retrait de la cote du titre Euro Disney. Le groupe souhaite réinjecter de l'argent dans cette société, plombée par une dette abyssale.

"A ce jour, les initiateurs (de l'OPA) détiennent (...) 97,08% du capital et des droits de vote de la société Euro Disney S.C.A.", a annoncé l'Autorité des marchés financiers (AMF) dans un communiqué.

"L'annonce d'aujourd'hui constitue une nouvelle étape importante pour le développement futur de Disneyland Paris", la première destination touristique européenne, a réagi Euro Disney.

The Walt Disney Company (TWDC) envisage une recapitalisation d'un montant maximum de 1,5 milliard d'euros pour réduire la dette qui dépassait le milliard d'euros à la fin de l'exercice clos en septembre 2016.

Le prix proposé lors de l'OPA, deux euros par action, représentait une prime de 67% par rapport au cours à la clôture du 9 février 2017. C'est toutefois bien loin des 11 euros que valait le titre lors de son introduction en Bourse en novembre 1989. Depuis, seul un dividende de quelques centimes a été distribué dans les années 1990.

- Recours en justice -

En avril, la société de gestion Ciam - qui détenait via son fonds d'investissement Cima 1,2% du capital d'Euro Disney - avait jugé ce prix de rachat inéquitable pour les actionnaires minoritaires.

Le fonds Cima a multiplié ces dernières années les recours en justice pour dénoncer les "prélèvements excessifs" effectués selon lui par TWDC sur sa filiale, dénonçant une stratégie visant "à l'évidence à servir les intérêts financiers de la maison mère au détriment des actionnaires minoritaires mais aussi de la société Euro Disney elle-même".

"On a porté plainte. Le combat continue côté pénal", a réagi Catherine Berjal, cofondatrice de la Ciam.

Lors de l'assemblée générale d'Euro Disney fin mars, de nombreux petits actionnaires, se sentant floués, avaient exprimé leur mécontentement voire leur colère envers l'OPA.

Edith Zemirou, présidente de l'association des petits porteurs de titres Euro Disney, était fataliste mardi. "On savait très bien comment ça allait se finir. C'était inéluctable, autant que ça se termine", a-t-elle dit à l'AFP. "On ne peut pas s'accrocher non plus, (...) pour nous c'est dommage, c'est triste, mais c'est peut être un mal pour un bien", a-t-elle ajouté, voulant croire que l'opération pourrait s'avérer positive pour le parc d'attraction.

Depuis l'ouverture de Disneyland Paris il y a 25 ans, la maison-mère a multiplié les injections d'argent frais. Mais c'est sur une perte nette record (858 millions d'euros) qu'Euro Disney a bouclé son exercice 2016, notamment perturbé par une baisse de fréquentation à la suite des attentats.

La société a cependant réduit sa perte au premier semestre de son exercice 2016/2017, grâce à une relance de la fréquentation, qui a été fortement affectée par les attentats de novembre 2015 à Paris.

Le retrait de la Bourse devrait intervenir dans les prochains jours.

The Walt Disney Company a annoncé qu'elle allait "procéder au retrait obligatoire et à la radiation de la cote permettant la cession des actions Euro Disney S.C.A. non détenues par les initiateurs à un prix égal au prix de l'Offre" publique d'achat.

 
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