Airbus : comptes trimestriels publiés

Airbus : comptes trimestriels publiés©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 15 mai 2017 à 21h32

Airbus SE a publié ses résultats pour le premier trimestre 2017 et confirme ses prévisions pour l'ensemble de l'exercice.

Les prises de commandes se sont élevées à 3,8 milliards d'euros au cours du premier trimestre (T1 2016 : 7,2 milliards d'euros), portant la valeur totale du carnet de commandes à 1.030 milliards d'euros au 31 mars 2017 (fin 2016 : 1 060 milliards d'euros) et soutenant les programmes de montée en cadence industrielle. Airbus a reçu six commandes nettes d'avions commerciaux (T1 2016 : 10 avions), ce qui porte le carnet de commandes à 6 744 avions au 31 mars. Airbus Helicopters a reçu 60 commandes nettes (T1 2016 : 51 commandes nettes), dont 10 exemplaires de la famille Super Puma et 14 H145. Les prises de commandes de Defence and Space ont été impactées par les changements de périmètre consécutifs à la restructuration du portefeuille.

Le chiffre d'affaires a augmenté de 7% pour atteindre 13,0 milliards d'euros (T1 2016 : 12,2 milliards d'euros). Le chiffre d'affaires de Commercial Aircraft a progressé de 13 %, avec la livraison de 136 avions (T1 2016 : 125 avions), dont une importante proportion d'A350 XWB. Le chiffre d'affaires d'Helicopters est en hausse de 11%, avec la livraison de 78 unités (T1 2016 : 56 unités). Le chiffre d'affaires en baisse de Defence and Space s'explique principalement par l'impact des changements de périmètre consécutifs à la restructuration du portefeuille, mais demeure stable sur une base comparable. La cession de Defence Electronics a été finalisée au premier trimestre.

L'EBIT ajusté - une mesure alternative de la performance et un indicateur clé reflétant la marge commerciale sous-jacente excluant les charges ou bénéfices significatifs induits par les variations des provisions pour les programmes, la restructuration, les effets de change ou encore les plus-values/pertes issues des cessions et acquisitions d'activités - s'est élevé à 240 millions d'euros (T1 2016 : 498 millions d'euros).

L'EBIT ajusté de la Division Commercial Aircraft a atteint 281 millions d'euros (T1 2016 : 406 millions d'euros), en raison essentiellement du mix de livraisons, des prix de transition et des coûts de montée en cadence de production.

Le programme A350 XWB a progressé, avec 13 exemplaires livrés au premier trimestre. Le programme est en bonne voie pour atteindre son objectif de production de 10 exemplaires par mois d'ici la fin 2018. Le niveau de travaux en cours s'est amélioré dans le système industriel et les perturbations résiduelles de la chaîne d'approvisionnement commencent également à se résorber. L'accent reste porté sur la convergence des coûts récurrents pendant la montée en cadence, et la situation demeure tendue.

En ce qui concerne le programme A320neo, 26 avions au total ont été livrés à 14 clients. A noter la livraison du premier A321neo courant avril. Les essais en vol de l'A319neo sont aujourd'hui en cours. L'A320neo dépasse les attentes, même si certains clients rencontrent quelques aléas de mise en service qui doivent être résolus, notamment au niveau du moteur GTF de Pratt & Whitney. La cadence de production s'accélérera une fois de plus en fin d'exercice, le temps de mettre en oeuvre les mesures d'amélioration requises sur le produit.

En dépit d'une hausse des livraisons et du chiffre d'affaires, l'EBIT ajusté d'Helicopters s'établit à -2 millions d'euros (T1 2016 : 33 millions d'euros), reflétant un mix moins favorable des livraisons, une baisse des services en raison du nombre inférieur d'heures de vol d'hélicoptères commerciaux, ainsi que l'immobilisation partielle du H225. L'entreprise continue de travailler avec les autorités chargées de l'enquête et les clients pour reprendre les vols et les services dans toutes les régions.

L'EBIT ajusté de Defence and Space est en baisse à 63 millions d'euros (T1 2016 : 107 millions d'euros), principalement en raison du changement de périmètre et de performances opérationnelles sous-jacentes conformes aux prévisions.

Quatre A400M ont été livrés au cours du trimestre, contre deux durant la même période en 2016. Des discussions ont été engagées auprès des clients comme prévu. Des défis demeurent quant au développement des capacités contractuelles, à la sécurisation de commandes suffisantes à l'export dans les temps, à la réduction des coûts, ainsi qu'au risque commercial, qui pourrait s'avérer significatif.

Les dépenses de R&D autofinancées du Groupe sont stables à 548 millions d'euros (T1 2016 : 547 millions d'euros).

L'EBIT (reporté) de 852 millions d'euros (T1 2016 : 362 millions d'euros) inclut des ajustements totalisant +612 millions d'euros nets. Ces ajustements en 2016 comprennent :

Une plus-value nette de 560 millions d'euros générée par la cession de Defence Electronics ;
Un impact positif de 55 millions d'euros lié à l'écart de comptabilisation des paiements avant livraison en dollars US et aux réévaluations bilancielles ;
Un impact négatif de 3 millions d'euros imputable à d'autres changements dans le portefeuille de Defence and Space.

Le résultat net s'est élevé à 608 millions d'euros (T1 2016 : 399 millions d'euros) après les ajustements de l'EBIT, et le bénéfice par action s'établit à 0,79 euro (T1 2016 : 0,51 euro). Le BPA et le résultat net tiennent compte d'un impact négatif significatif induit essentiellement par la réévaluation d'instruments financiers. Le résultat financier est de -206 millions d'euros (T1 2016 : 193 millions d'euros).

Le flux de trésorerie disponible avant fusions et acquisitions et financements-clients s'est élevé à -1 269 millions d'euros (T1 2016 : -2 731 millions d'euros), reflétant l'attention portée à la gestion des fonds de roulement, mais aussi l'accélération des cadences de production et des livraisons en fin d'exercice. Le flux de trésorerie disponible de -1 116 millions d'euros (T1 2016 : -3 131 millions d'euros) comprend le produit d'environ 600 millions d'euros de la cession de Defence Electronics. La position de trésorerie nette au 31 mars 2017 s'établissait à 9,8 milliards d'euros (fin 2016 : 11,1 milliards d'euros) et la position de trésorerie brute à 20,3 milliards d'euros (fin 2016 : 21,6 milliards d'euros).

Perspectives

Pour établir ses perspectives en 2017, Airbus table sur des taux de croissance de l'économie mondiale et du trafic aérien international conformes aux prévisions indépendantes qui prévalent et sur l'absence de perturbation majeure.

Les prévisions de bénéfice et de flux de trésorerie disponible d'Airbus pour 2017 sont basées à périmètre constant :

Airbus prévoit la livraison de plus de 700 avions commerciaux.
Avant fusions et acquisitions, Airbus prévoit une croissance de quelques pourcents de l'EBIT ajusté et du BPA ajusté par rapport à 2016.

Avant fusions et acquisitions et financements-clients, Airbus prévoit un flux de trésorerie disponible stable par rapport à 2016.

Le changement de périmètre de Defence and Space devrait réduire l'EBIT ajusté et le flux de trésorerie disponible avant fusions et acquisitions et financements-clients d'environ 150 millions d'euros, et le BPA ajusté d'environ 14 centimes.

"Nos performances financières au premier trimestre n'offrent pas de surprises particulières : nous sommes bien partis pour réaliser nos objectifs d'EBIT et de flux de trésorerie disponible pour l'ensemble de l'exercice, notamment grâce à l'impulsion offerte par le produit de la vente de Defence Electronics", a déclaré Tom Enders, Président exécutif (CEO) d'Airbus. "Les prises de commandes ont certes été faibles au premier trimestre, comme ce qui avait été prévu, mais n'oublions pas le carnet de commandes colossal de plus de 6 700 avions commerciaux restant à livrer, qui soutient l'actuelle montée en cadence de production. L'exécution des programmes demeure essentielle pour l'ensemble de nos activités !"

 
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