Alstom décolle, Bruxelles serait proche d'autoriser l'opération GE

Alstom décolle, Bruxelles serait proche d'autoriser l'opération GE©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 02 septembre 2015 à 09h11

La Commission européenne a prévu de se prononcer d'ici au 11 septembre sur le rachat des actifs énergétique d'Alstom par General Electric. Mais une annonce pourrait avoir lieu avant cette date, selon une bonne source obtenue par l'Agence Bloomberg, qui a fait savoir que le régulateur et le conglomérat américain auraient aplani leurs désaccords, qui faisaient craindre un échec de la transaction.

Une nouvelle que les investisseurs accueillent avec enthousiasme, même si elle reste à vérifier : le titre bondit de 3,2% à 28,25 euros dès les premiers échanges parisiens, dans 160.000 titres négociés en cinq minutes de cotations.

La principale pierre d'achoppement concernait le marché des turbines à gaz, comme cela avait été précisé dès l'ouverture de l'enquête approfondie de l'exécutif européen. Pour contourner l'écueil, c'est la piste italienne, évoquée dès le mois de juillet dernier, qui aurait été retenue. GE aurait ainsi négocié la cession à Ansaldo d'un périmètre comprenant des activités de service et de vente de turbines, mais également des actifs de propriété intellectuelle. Le groupe génois, en récupérant l'accès à la base installée d'Alstom, pourrait ainsi devenir un concurrent crédible pour GE, et dissiper certains doutes du régulateur sur le mariage.

Le cinquième larron

Lors de l'ouverture de l'enquête approfondie de la Commission sur l'opération GE/Alstom en février, l'antitrust avait souligné que le marché le plus à risque était celui des turbines à gaz de grande puissance (HDGT), réparti en Europe entre GE, Alstom et Siemens. Mitsubishi Hitachi Power Systems, un autre acteur mondial, est peu présent sur le vieux continent, avaient expliqué les services de l'exécutif communautaire, comme Ansaldo identifié comme un acteur de niche aux capacités géographiques limitées. Le mariage GE/Alstom risquait donc de créer un duopole avec Siemens. En proposant de renforcer Ansaldo, GE pourrait rassurer Bruxelles sans pour autant favoriser l'émergence de Mitsubishi Hitachi Power Systems, un concurrent a priori plus dangereux, en Europe.

A ce stade, rien ne dit que l'équilibre actuel de l'accord entre GE et Alstom sera modifié, mais des ajustements ne sont pas à exclure dans la dernière ligne droite, car les synergies de rapprochement seront bouleversées.

 
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