Asie : ça baisse partout, sauf à Tokyo

Asie : ça baisse partout, sauf à Tokyo

Spéculation bourse asie marché asiatique

Boursier.com, publié le lundi 14 novembre 2016 à 08h10

La baisse se confirme dans la zone Asie-Pacifique dans le sillage de l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, alors que les marchés craignent le programme protectionniste et de refonte du commerce extérieur US affiché par le nouvel élu lors de sa campagne électorale. Seule exception, la Bourse de Tokyo grimpe de 1,7% sur le Nikkei en profitant de la baisse sensible du yen face au dollar, ce qui dope les valeurs exportatrices japonaises...
Le billet vert continue en effet de s'apprécier depuis la victoire de Trump, le yen reculant à 107,50 unités et l'euro tombant ce matin sous les 1,08, à 1,0790...
Pour le reste les marchés les plus émergents sont ceux qui continuent le plus de souffrir, avec une nouvelle chute de 2,5% à Bombay, -2% à Jakarta qui avait perdu déjà 4% vendredi, Hong Kong cède 1,4%, Singapour -0,9%, Seoul glisse de 0,5% avec Sydney...

Vendredi, les indices américains ont terminé une folle semaine sur une note partagée... L'indice Dow Jones a progressé de 0,21% à 18.848 points, inscrivant son deuxième record historique en autant de jours. L'indice large S&P 500 s'est en revanche essoufflé, cédant 0,14% à 2.164 pts, tandis que le Nasdaq Composite a progressé de 0,54% à 5.237 points après son recul initial avec les valeurs de la Silicon Valley qui délocalisent le plus leur production en Asie et en Amérique latine.

"Valeurs Trump" en tête

A l'inverse, les banques, les valeurs pharmaceutiques et celles liées aux infrastructures (métaux, BTP...), au pétrole et à l'armement ont été recherchées, tandis que les technologiques et l'automobile sont restées à la traîne, dans la crainte d'un relèvement des barrières douanières par le nouveau président aux vues protectionnistes. Les hôpitaux et les assureurs-santé ont aussi souffert de la crainte de l'abrogation ou de l'amendement de la loi "Obamacare" sur la Sécurité sociale. Donald Trump a malgré tout déjà assoupli sa position sur le sujet, suggérant qu'il pourrait modifier la loi sans l'abroger... "Obamacare sera soit amendée, soit abrogée, soit remplacée", a ainsi affirmé le dirigeant américain dans un entretien publié par le 'Wall Street Journal'.

Le secteur bancaire figure parmi les grands gagnants de l'élection présidentielle, l'équipe de Trump ayant déjà confirmé un allègement de la réglementation, tandis que le secteur va aussi bénéficier de la hausse des taux d'intérêt, qui se sont brusquement tendus dans le monde depuis l'élection de Donald Trump. Ce mouvement haussier pourrait même se poursuivre si l'administration Trump tient ses promesses de démanteler la loi Dodd-Frank, mise en place après la crise de 2007-2008 afin d'éviter une nouvelle crise financière mondiale... Le site internet de l'équipe chargée par Donald Trump de préparer la transition (www.greatagain.gov) a d'ores et déjà mis en ligne des propositions visant à démanteler cette loi...

Janet Yellen attendue

Dans ce contexte, l'un des points forts de la semaine sera l'audition jeudi de Janet Yellen, la présidente de la Fed, par la commission économique conjointe du Congrès, sur le thème des perspectives économiques des Etats-Unis. Les marchés pensent toujours que la banque centrale relèvera ses taux le 14 décembre prochain et que la politique économique de Donald Trump, de nature à relancer l'inflation, pourrait amener la Fed à accélérer l'an prochain son cycle de hausse des taux.
Vendredi, le vice-président de la Fed, Stanley Fischer, a déclaré que les perspectives de croissance semblaient assez solides pour permettre une remontée progressive des taux d'intérêt...

Outre Mme Yellen, de nombreux autres membres de la Fed s'exprimeront publiquement cette semaine. Robert Kaplan, Jeffrey Lacker, John Williams s'exprimeront lundi, Stanley Fischer et Eric Rosengren mardi, James Bullard et Neel Kashkari mercredi, William Dudley et Charles Evans jeudi, et Esther George vendredi...
Sur le marché pétrolier, la baisse l'emporte encore devant les tensions persistantes entre pays producteurs, en particulier avec l'Iran qui continue d'augmenter sa production malgré les appels répétés de l'Opep à réduire les quotas. Le Brent cote 44,75$ ce lundi...

 
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