Asie : les marchés temporisent

Asie : les marchés temporisent

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Boursier.com, publié le lundi 27 juin 2016 à 07h42

Les marchés de la zone Asie-Pacifique tentent de retrouver leurs repères après la chute de la fin de semaine passée à l'annonce du Brexit, tandis que les banques centrales ont réaffirmé ce week-end leur volonté de coopérer pour stabiliser les marchés si nécessaire... La Bourse de Tokyo reprend 1,8%, Shanghai remonte de 1%, mais Hong Kong cède encore 0,3%, avec Singapour, alors que Seoul recule de 0,4% avec Jakarta et Sydney glisse de 0,5%. Vendredi, l'indice Dow Jones a plongé de 3,39% à la clôture à 17.399 points, tandis que l'indice large S&P 500 a chuté de 3,6% à 2.037 points et que le Nasdaq Composite a abandonné 4,12% à 4.708 points. En Europe, l'indice EuroStoxx 50 a plongé vendredi de 8,6%, mais n'a abandonné "que" 2,4% en l'espace de 5 séances...

La livre Sterling reste sous haute pression

La volatilité a flambé à Wall Street après l'annonce de la victoire du camp du Brexit... L'indice VIX, aussi appelé l'"indice de la peur" a bondi vendredi de 49,3% pour remonter à 25,76, repassant au-dessus de sa moyenne historique de 20. Il s'agit de son plus haut niveau depuis début février, lors des dernières fortes turbulences boursières mondiales...
Le marché des changes a aussi été fortement secoué par le Brexit. La livre sterling a dégringolé jusqu'à son plus bas niveau depuis 31 ans face au dollar, à 1,3229$, avant de réduire ses pertes à 8,2%, à 1,3660$, vendredi à la clôture, et de replonger actuellement à 1,3390$ ce lundi matin. L'euro a aussi accusé le coup à 1,1025 face au dollar entre banques actuellement...
Autre actif refuge par excellence, l'or a fait un bond pour atteindre ce lundi 1.330$ l'once (contrat à terme d'août sur le Comex). Depuis le début de l'année, la "relique barbare" a regagné 25%, au plus haut depuis deux ans.
Les cours du pétrole restent en revanche sous pression à 48$ pour le Brent.

Les banques centrales à la rescousse

Cette semaine, les investisseurs surveilleront donc encore de près les actions et déclarations en provenance des banques centrales, qui se sont déclarées prêtes à agir, seules ou de concert, pour stabiliser les marchés en cas de besoin...
Les principaux banquiers centraux doivent se retrouver de lundi à mercredi à Sintra en Espagne, à l'invitation de la BCE... Cette réunion, prévue de longue date, prend un relief particulier dans le contexte du vote britannique en faveur du Brexit. Des experts estiment toutefois qu'en cas d'actualité très chahutée, certains grands argentiers pourraient faire défection à cette réunion à laquelle devrait en théorie participer Mario Draghi (BCE), Mark Carney (Banque d'Angleterre) et Janet Yellen (Réserve Fédérale américaine).

L'agenda de Mme Yellen prévoit en principe une intervention publique mercredi depuis la réunion de Sintra, qui se présente comme le pendant européen de la 'Grand Messe' organisée chaque année par la Fed à Jackson Hole dans le Wyoming... Avant le référendum britannique, la présidente de la Fed Janet Yellen s'était inquiétée publiquement des effets négatifs d'un Brexit sur la croissance américaine et sur l'appétit du risque sur les marchés financiers mondiaux. La Fed avait d'ailleurs renoncé à relever ses taux directeurs, le 15 juin dernier, en citant notamment ce risque de Brexit.
Depuis, les marchés ont quasiment exclu la probabilité d'une hausse des taux de la Fed cette année, même si la banque centrale américaine a indiqué rester dans une logique de resserrement monétaire pour 2016. Vendredi, le marché à terme des taux des "fed funds" indiquait une probabilité nulle d'un tour de vis en juillet, septembre et novembre, et une probabilité de seulement 19,4% d'une hausse d'un quart de point en décembre...

Réunions à suivre

Par ailleurs, dès ce lundi, la chancelière allemande Angela Merkel recevra à Berlin François Hollande et le président du Conseil italien Matteo Renzi. Puis, mardi et mercredi se tiendra un Conseil européen à Bruxelles. Beaucoup veulent voir Londres activer rapidement l'article 50 du traité de Lisbonne pour engager officiellement la procédure de départ de l'UE, mais David Cameron ne se montre pas pressé de le faire avant sa démission, annoncée pas avant... octobre.

Les états-majors des grandes banques, de leur côté, s'inquiètent et se préparent déjà à déménager une partie de leurs activités vers l'UE ou l'Asie, ce qui leur occasionnera des coûts supplémentaires... Selon l'agence 'Bloomberg', Morgan Stanley envisagerait ainsi de transférer 1.000 personnes (sur 6.000) de Londres vers le continent. Goldman Sachs, qui compte 5.500 salariés à Londres, a déjà menacé d'en transférer environ 1.600 à Francfort ou à Paris. JP Morgan, avait averti dès juin qu'elle pourrait supprimer 1.000 à 4.000 emplois sur les 16.000 qu'elle compte au Royaume-Uni sur six sites...

 
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