Asie-Pacifique : la baisse l'emporte encore, sauf à Sydney

Asie-Pacifique : la baisse l'emporte encore, sauf à Sydney©Boursier.com
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Boursier.com, publié le jeudi 21 janvier 2016 à 07h50

Si le pire a été évité à Wall Street hier soir à l'issue d'une folle journée, où les grands indices US ont abandonné environ 3,5% en séance dans une ambiance proche de la panique, avant de réduire nettement leurs pertes à la clôture, les places de la zone Asie-Pacifique restent sous haute pression ce jeudi, à l'image de la bourse de Shanghai encore en recul de 1,7%. Tokyo perd 2,4%, Hong Kong -1,3% et Singapour -0,8%. Bombay limite son retard à 0,4% avec Jakarta, tandis que Sydney remonte de 0,4%.
La cote US a été plombée par IBM (-4,9%), qui a publié des résultats décevants, et par le secteur de l'énergie, qui a encore subi les effets de la chute des cours du pétrole, tombés un moment sous les 27$ le baril avant de remonter sur les 28$ le Brent ce matin. Les grands fonds souverains des pays les plus touchés par la crise pétrolière actuelle, comme la Norvège ou certains pays du Golfe, ont continué de céder de grosses positions sur les marchés actions, de quoi maintenir la pression sur les indices internationaux...

Le pétrole en question

Le passage mercredi soir, du contrat à terme de février à celui de mars sur la marché new-yorkais a encore augmenté la volatilité sur l'or noir... Le cours du baril de brut léger américain WTI a ainsi perdu jusqu'à 7%, tombant sous les 27$ pour finir à 26,55$ pour le contrat à terme de février, qui arrivait à échéance mercredi soir. Le contrat de mars a lui cédé 3,6% à 28,52$, un niveau qui a quelque peu rassuré les investisseurs.
Les investisseurs s'attendent à la publication, ce jeudi, d'une nouvelle hausse des stocks de pétrole aux Etats-Unis. Le consensus compilé par l'agence 'Bloomberg' table ainsi sur une hausse de 2,5 millions de barils pour la semaine achevée le 15 janvier. Cela porterait les stocks américains aux environs de 485,1 millions de barils, un chiffre proche du record d'avril 2015 (490,9 millions de barils), qui correspondait au plus haut depuis la Grande Dépression de 1930...

Dans son dernier rapport, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a estimé mardi que l'offre de pétrole dépassera la demande pour la troisième année consécutive en 2016. En outre, l'Iran a annoncé dès lundi une augmentation majeure de sa production pétrolière après l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire, le 15 janvier, affichant ainsi sa détermination à profiter sans délai de la fin de l'embargo international.

Sur le marché des changes, le dollar a fluctué avant de finir en hausse face à l'euro. La devise européenne, a cédé 0,1% à 1,09$ dans les échanges interbancaires. Le marché obligataire américain a fait office de refuge face au vent de panique ambiant. Le rendement de l'obligation d'Etat à 10 ans (T-Bond) a chuté de 7 points de base à 1,99% au plus bas depuis trois mois. L'or, qui retrouve quelque peu son statut de valeur-refuge depuis le début de l'année, a rebondi de 1,2% à 1.103$ l'once pour le contrat à terme de février.

Croissance mondiale en question

Depuis le début de la semaine, les marchés continuent de s'interroger concernant les perspectives de croissance mondiale après le dernier warning du FMI. La Chine, notamment, a annoncé mardi une croissance de son PIB limitée à 6,8% au 4ème trimestre et de 6,9% sur l'ensemble de 2015, le chiffre le plus bas depuis 25 ans. Le Fonds monétaire international (FMI), dans son dernier rapport, a une nouvelle fois abaissé ses prévisions de croissance mondiale. L'institution s'attend à une hausse du PIB de 3,1% en 2015 et de 3,4% en 2016, contre une prévision de 3,6% annoncée en octobre dernier. L'expansion chinoise ralentirait une nouvelle fois de 6,3% en 2016 et à 6% en 2017, selon le FMI.

Sur le plan macro-économique, les indicateurs US publiés mercredi ont confirmé la faiblesse de l'inflation, liée en partie aux bas prix de l'énergie. L'indice des prix à la consommation a reculé de 0,1% en décembre par rapport à décembre, alors que le consensus de 'Bloomberg' tablait sur une hausse de 0,1%. Même en excluant l'alimentation et l'énergie, l'inflation sous-jacente n'a progressé que de 0,1%, sa plus faible hausse en 4 mois...
Par ailleurs, les mises en chantier de logements ont subi un recul surprise en décembre, traduisant une perte de dynamisme du marché immobilier à la fin de l'année. Les permis de construire ont eu aussi reculé le mois dernier...

 
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